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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 09:02

equarrisseur-copie-1.jpgMon ami Bernard VITIELLO sur le travail duquel j'avais projeté récemment un éclairage sur ce blog http://www.mafabriquedepolars.com/article-un-auteur-du-noir-a-decouvrir-bernard-vitiello-123677974.html participera le dimanche 3 août 2014 au salon du polar "Breizh et d'ailleurs", en compagnie d'autres auteurs du "noir". Rappelons que Bernard VITIELLO est non seulement auteur de littérature noire mais qu'il dirige aussi la collection "Noir de suiTe" chez Ska numérique, reprise également en version papier aux éditions du Horsain. Cette manifestation, hautement universelle puisqu'elle réunira des auteurs venus d'horizons aussi diamétralement opposés que la Bretagne et la Provence, se tiendra dans les Côtes d'Armor et plus précisément à Sables-d'or-les-Pins, entre Erquy et le Cap Fréhel. Le 3 août 2014, le polar prendra donc ses quartiers d'été en Bretagne et, si d'aventure vous y séjournez pendant la même période, n'hésitez pas à y faire un tour.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:16

rejoins la meute-copie-1"Rejoins la meute !" vient d'être sélectionné pour participer au prix organisé par France bleu et Page des libraires. Le site national des libraires le met en avant ce 30 juin. Lien ci-dessous.

http://www.pagedeslibraires.fr/livre-5819/rejoins-la-meute.html

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 10:00

rejoins la meute-copie-1C'est bientôt l'évènement annuel : mon retour dans les Ardennes pour des séances de dédicaces à la librairie Lenoir de SEDAN. J'y signerai "Rejoins la meute !" le vendredi 9 mai, de 16 h à 19 h, et le samedi 10 mai, de 10 h à 12 h. Si vous êtes dans les alentours, n'hésitez pas à venir me rendre une petite visite, cela me fera plaisir. En attendant, voici un court extrait du roman :

 

Marco ne regretta pas d’avoir cédé à l’insistance du père Marcellin qui tenait à toute force à le véhiculer dans sa vieille Méhari. Le chemin sur lequel ils s’engagèrent était à ce point défoncé qu’il aurait cassé la suspension de la voiture de location. Marco décida d’aller directement à la ferme des Garrotières. Il avait hâte d’être en prise directe avec la scène de crime qu’il avait imaginée à la lecture du dossier. Les dernières centaines de mètres furent extrêmement pénibles à parcourir. Les ronces avaient envahi le chemin et les pluies avaient creusé de profondes ornières. La pauvre Méhari souffrait mille griffures et mille soubresauts.

    - Je ne suis pas revenu ici depuis l’époque des meurtres, déclara le prêtre. D’ailleurs, plus personne ne s’y aventure. Depuis cette histoire, on l’appelle la ferme maudite.

    Le curé stoppa sa voiture dès que la maison fut en vue. L’esplanade qui les séparait de la bâtisse était envahie par les herbes folles et des arbustes avaient commencé à pousser entre les dalles. L’endroit était sinistre mais, curieusement, il s’en dégageait une grande sérénité. Marco comprenait aisément pourquoi les naturistes avaient choisi ce lieu. On sentait presque planer la présence des anciens occupants. Contrairement aux gendarmes qui avaient fait porter leurs premiers soupçons sur des gens du village, Marco imaginait mal des autochtones menant une expédition punitive contre une petite communauté qui, même si elle contrevenait aux principes de la morale villageoise, vivait terrée à plusieurs kilomètres du bourg et ne se mêlait jamais à la population.

    Le père Marcellin restait immobile et silencieux, comme s’il se recueillait. Son visage était livide. La table sur laquelle les victimes avaient pris leur dernier repas en compagnie de leurs bourreaux était encore là, rongée par la pluie, le soleil et le gel. Les couverts avaient disparu, à l’exception de quelques assiettes que le vent avait balayées et dont des éclats gisaient encore au sol, entre les herbes folles. Les fenêtres de la maison étaient barricadées par des planches clouées. Les scellés de la porte avaient été arrachés et ses deux battants, dégondés, pendaient misérablement. Ce qui avait été une scène de crime minutieusement décrite et analysée dans le dossier, le lieu habitable que décrivaient les clichés des gendarmes, n’était plus qu’un champ de ruines envahi par la végétation. Les deux hommes contournèrent la bâtisse. Ce qui avait été le jardin ressemblait à une friche où commençait à prospérer un début de garrigue. Qui aurait pu s’imaginer qu’une cérémonie épouvantable s’était déroulée là, quatre ans auparavant, que des hommes avaient pu y enterrer vivants d’autres hommes, les avaient vu disparaître un à un, sous la terre meuble, en captant dans leur ultime regard l’horreur et la souffrance de leurs derniers instants. Marco n’eut pas besoin du prêtre pour localiser les sept trous. En laissant courir son regard, sous l’ombre aérée du fenouil sauvage, il parvint à deviner sept taches plus foncées, en forme de rectangles. A ses côtés, le père Marcellin s’était recueilli. César crut voir des larmes couler sur ses joues. Il se mit à psalmodier : « Mon Dieu, ce n’est pas possible. Mon Dieu, ce n’est pas possible. » Il s’était mis à hoqueter. Marco posa sa main sur son épaule. Etait-il raisonnable que ce fût lui, un mécréant fini, qui réconfortât un prêtre ? En règle générale, c’était le contraire qui devait se produire. Il chercha les mots susceptibles de l’apaiser.   

    -  Ils avaient été drogués. Ils n’ont probablement pas souffert.

    En même temps qu’il prononçait ces paroles, Marco savait qu’il mentait, que le dérivé d’hysope administré aux victimes avait causé chez eux une paralysie des membres mais n’avait en aucun cas supprimé leur état de conscience. Ils s’étaient parfaitement rendu compte de ce qui leur arrivait.

    - Mon garçon, quand j’ai fini de dégager la terre qui recouvrait son visage, si vous aviez vu ses yeux. Je n’avais jamais vu l’expression d’une telle terreur dans le regard d’un être humain. Ils se sont vus mourir, mon fils ! Ils se sont vus mourir ! scanda-t-il. Dieu de miséricorde ! Comment cela est-il possible ?

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:45

rejoins la meute-copie-1Une partie du programme des salons et dédicaces à l'occasion desquels je signerai mon nouveau polar "Rejoins la meute !" est arrêtée.

 

. samedi 12 avril 2014, séance de dédicaces à la librairie Lo Païs de Draguignan, de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h.

 

. samedi 19 avril 2014, séance de dédicaces à la librairie du centre commercial Mermoz de Ste-Maxime, de 10 h à 13 h. 

 

. vendredi 9 mai 2014, de 16 h à 19 h, et samedi 10 mai 2014, de 10 h à 12 h, à la librairie Lenoir de Sedan. 

 

. salon du livre de La Croix-Valmer, les vendredi 16 et samedi 17 mai 2014.

 

. salon du livre de Grimaud, les samedi 21 et dimanche 22 juin 2014.

 

D'autres séances de dédicaces et salons sont prévus mais les dates n'ont pas encore été arrêtées.

 

Je compte sur votre visite. N'hésitez pas à faire connaître ces manifestations autour de vous.

 

Résumé de "Rejoins la meute" :

Voilà plusieurs années, des meurtres sordides, inspirés de rituels médiévaux, sont venus semer le trouble dans la région des Cévennes. Ces crimes odieux constituaient-ils un jeu de très mauvais goût ou bien répondaient-ils à une mise en scène diaboliquement orchestrée ? Rien à quoi se raccrocher, aucun lien apparent entre toutes ces victimes françaises et  étrangères, le flou total...
Tenter de percer le mystère des Cévennes, telle est la nouvelle mission de Théo, Marco, Marthe et César, une équipe de choc soudée et déterminée, spécialement formée pour conduire une enquête particulièrement épineuse et délicate. Ils ont quatre mois pour boucler l'affaire. Mais pourquoi cette nouvelle équipe réussirait-elle là où, cinq ans plus tôt, les polices française, anglaise et allemande ont échoué ?
Lorsque la tâche est ardue voire insoluble, le commissaire Théo Payardelle et son équipe se surpassent, relèvent le défi...

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:16

toulon-1.jpgLe salon du livre de Toulon est derrière nous. Le bilan est correct ou, si l’on veut être positif, relativement bon, meilleur que l’an dernier en tout cas, même s’il n’atteint pas les objectifs que je m’étais fixés, toujours trop optimistes à l’image de la commande du libraire.

Le salon, c’est d’abord trois jours à demeurer assis derrière une table et une pile de livres, à attendre le client. Trois jours très physiques où il faut lutter contre l’ankylose, le début de sciatique, les risques d’assoupissement, le bruit ambiant. C’est une école de la patience et de la maîtrise nerveuse. C’est aussi la rude expérience du sandwich expédié sur le pouce à même le stand.

Le salon, c’est également une étonnante école de sociologie. On voit passer devant soi, pendant trois jours, toutes les catégories de la population, tous les styles comportementaux, on entend tous les discours. Un échantillonnage complet de l’espèce humaine.

Un grand salon comme celui de Toulon, c’est un public nombreux, surtout le samedi et le dimanche mais un public composé principalement de curieux, de « touristes ». Peu de véritables lecteurs. Je n’en veux pour preuve que les nombreuses réflexions du type : «  Je ne lis pas », «  Je ne lis plus » ou encore « Je n’ai pas le temps de lire », « Je viens pour voir les peoples », « J’ai déjà plein de livres sur mes rayons que je ne trouve pas le temps de lire », « J’emprunte les livres que je lis à la bibliothèque ». On a le sentiment que, pour la majorité des visiteurs, venir sur le salon est un but de promenade, une distraction du week-end, mais sans véritablement de lien avec le livre. Et puis, il y a ceux qui passent à deux, voire à trois mètres des auteurs, le regard fuyant, craignant que vous captiez leur attention ou leur adressiez la parole, qui ne répondent pas à votre salut.  Il y a aussi ceux qui survolent du regard les livres, vous répondent, si vous les interpelez, qu’ils vont repasser, « qu’ils font un petit tour pour voir » mais qui ne repassent jamais. Il y a ceux qui font semblant de s’intéresser à vos livres, les feuillettent distraitement puis les reposent en vous lançant un « Je note, je fais un tour et je repasse. ». Ceux-là non plus en général ne repassent jamais. La crise n'est sans doute pas étrangère à ce phénomène. Enfin, il y a les vrais lecteurs, les mordus du livres qui ne vous achètent pas nécessairement un exemplaire de votre bouquin mais s’entretiennent avec vous de leurs goûts littéraires, s’intéressent au texte de quatrième de couverture de vos livres et qui vont expliquent clairement et de façon totalement légitime pourquoi ils ne vous en prendront pas. Et, parmi eux, il y a ceux qui vous achètent un livre, quelquefois deux, vous les font dédicacer et avec qui on peut avoir un long et intéressant échange. Ceux-là vous font oublier tous les autres.

Il y a aussi les remarques sympas, comme celle de cette jeune fille qui passe avec une amie et qui, montrant du doigt l’un de vos livres, lui dit « Celui-là, mon père l’a lu, il paraît qu’il est très bien » ou comme cette autre dame qui, passant devant le stand, vous lance : «  J’ai lu votre livre, j’ai adoré ». Dans ce cas, vous lui proposez d’en découvrir un autre. Et c’est là qu’elle vous rétorque : « Oui, mais je n’achète jamais de livres, je les emprunte toujours à la bibliothèque ». Il est vrai que mes livres commencent à hanter les rayons des bibliothèques, notamment en Dracénie.

Un grand salon, c’est aussi l’occasion de retrouver ou de rencontrer de grands noms de la littérature. Ils étaient encore nombreux cette année à Toulon.  C’est également une opportunité de faire de la com’ pour reprendre une expression en vogue. Franz-olivier Giesbert est reparti avec un exemplaire de « 24 » et des exemplaires de ce même « 24 » et de « Portrait-robot » seront bientôt sur le bureau d’une journaliste de France-Culture. Ce sont des bouteilles à la mer dont le message sera peut-être lu. Ou pas. Qui peut savoir ? Comme le dit la formule désormais célèbre : « La bonne personne, au bon endroit, au bon moment et tout peut basculer ».

L’invité-vedette du salon était Douglas Kennedy qui a donné une interview publique le dimanche après-midi. Une belle affiche. Il est simplement dommage que l’interviewer n’ait pas été à la hauteur de l’évènement.

Mais, un salon, qu’il soit grand ou modeste, c’est aussi et surtout l’occasion de retrouver des collègues et même des amis. En guise d’illustration, sur mon blog, j’ai consacré deux chroniques à ma rencontre avec Brigitte Aubert et à mes retrouvailles avec Bernard Degioanni.

Enfin, ce salon fut l’occasion d’une découverte intéressante. Celle d’un jeune auteur de science-fiction niçois, Yoann Berjaud dont les romans sont dans la lignée de Star wars et de Dune.

En conclusion, je dirais qu'un salon généraliste de cette taille, s'il draîne un public important, ne possède pas à mes yeux les vertus d'un salon spécialisé où le public est mieux ciblé, comme un salon du polar, par exemple, où je me sentirais plus en prise avec le public et où mes romans auraient davantage de chances d'être valorisés et reconnus.

Voilà un rapide bilan qui ne serait pas complet si je ne signalais pas l’important et excellent travail des libraires et tout particulièrement celui de la librairie Lo Païs de Draguignan que je remercie de m’avoir associé à cette manifestation.


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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 07:57

108_1296.JPGUn salon du livre est toujours une occasion de rencontres et de retrouvailles. Ce fut le cas avec Brigitte Aubert que je ne connaissais que de nom  et dont j’avais particulièrement aimé « Eloge de la phobie », rencontre que j’évoque d’ailleurs sur cette page. S’agissant de Bernard Degioanni, ce furent plutôt des retrouvailles puisque, depuis quelque temps, nous écumons ensemble les salons du livre. Si je le classe volontiers dans la rubrique des auteurs de polars, son premier titre « Confessions d'une mer esseulée » empêche de le confiner à cette seule catégorie puisque ce roman appartient plutôt au genre fantastique. Son troisième opus « Les naufragés de l’Apocalypse », paru en 2012, le confirme puiqu'il le conduit à s’aventurer aux confins de la fantasy et de l’anticipation. Pourtant, il semble retourner au policier avec son prochain livre, un polar à paraître vraisemblablement en 2014 sur lequel j’aurai le plaisir de revenir en détails lors de sa parution.  Si j’évoque la présence de Bernard Degioanni sur le salon de Toulon, c’est parce que l’envie m’a pris de remettre en lumière son excellent roman « La femme-nénuphar » auquel j’avais consacré une chronique sur ce blog http://www.mafabriquedepolars.com/article-coup-de-coeur-la-femme-nenuphar-de-barnard-degioanni-115671190.html et que je situerais volontiers à la frontière entre le polar et le roman d’aventure. Je vous invite à le lire avant de découvrir son nouvel opus annoncé plus haut.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:06

brigitte-aubert.jpgLe salon du livre de Toulon a été l'occasion de rencontrer une foule d'auteurs dont certains tiennent le haut du pavé. Ce fut aussi l'occasion de croiser le chemin de Brigitte Aubert. Souvenez-vous, pour les fidèles de mon blog, de ma chronique assez récente consacrée à "Eloge de la phobie" http://www.mafabriquedepolars.com/article-coup-de-coeur-eloge-de-la-phobie-de-brigitte-aubert-120221210.html . Brigitte Aubert a, à son actif, un nombre assez impressionnant d'ouvrages publiés dans lesquels le sang coule souvent à flot, comme c'est le cas par exemple pour "La mort des neiges" auquel j'avais également consacré une chronique. Avec "Eloge de la phobie", elle a produit, de mon point de vue, un roman exceptionnel, un thriller que je vous invite à découvrir sans tarder. Lorsque j'en ai parlé avec elle, elle m'a parue étonnée car ce roman est déjà ancien. Je lui ai rétorqué que, précisément, mon blog avait pour vocation de faire la promotion des bons polars, fussent-ils anciens, voire très anciens. Je lui ai expliqué que, dans ma chronique, j'avais affirmé qu' Eloge de la phobie avait des résonances de La vieille dame qui marchait dans la mer, de Frédéric Dard. Elle m'a répondu qu'elle avait lu ce livre et qu'elle l'avait beaucoup aimé. Je pense donc avoir bien perçu une influence dans la façon d'écrire. Il est toujours intéressant d'exhumer des oeuvres tombées dans l'oubli pour en faire profiter les amateurs qui en ignoraient l'existence. C'est ainsi que j'ai remis en lumière Mygale de Thierry Jonquet ou encore Soleil noir de Patrick Pécherot. Les auteurs actuels sur lesquels souffle le vent du succès peuvent très bien se passer de ce genre de promotion. Découvrez ce très bon roman de Brigitte Aubert. Il vaut vraiment le détour.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:11

Le prix Goncourt a été attribué à un auteur de polars. Serait-ce une réhabilitation de ce genre longtemps sous-estimé par la critique mais tant apprécié du grand public ? Tous les espoirs sont donc permis. Il est vrai que, parmi les auteurs de polars, le nouveau prix Goncourt s’est toujours distingué. Pierre Lemaître, c’est d’abord un récit construit avec une rigueur d’architecte. La fable est toujours intéressante mais ce qui la rend passionnante, c’est la façon dont les éléments de cette fable sont agencés, les modalités de leur introduction et de leur distribution dans le récit. Je n’en veux pour preuve que le dernier ouvrage que j’ai lu de lui, Alex, qui est un monument d’architecture romanesque. Pierre Lemaître, c’est un style inimitable, avec un rythme, un phrasé, des accélérations et des ralentissements qui ponctuent le récit et collent à l’action en cours ou à la psychologie des personnages, c’est la force des images aussi et l’épaisseur de la chair qu’il donne à son récit et dont il enveloppe ses personnages. C’est aussi l’art de la digression ou du commentaire qui agrémentent la narration ou les descriptions. En résumé, Pierre Lemaître fabrique de la littérature, de la vraie, de la grande, qu’il s’agisse ou non de polars. Auteurs de polars, réjouissons-nous de voir un des nôtres consacré par l’académie Goncourt. Sur ce blog, je lui ai consacré deux chroniques pour Alex ( 03/11/2013 ) et Robe de mariée ( 12/08/2012 ). Elles figurent dans la rubrique « Coup de cœur ». Et, pour finir, si cette consécration amenait au polar un nouveau lectorat issu des rangs des amateurs de littérature générale ! Ce ne serait que bénéfice.

pierre-lemaitre.jpg

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:01

Si le salon du livre de La Croix-Valmer n’a pas connu l’affluence souhaitée, c’est sans doute à cause du premier soleil qui a poussé les gens vers les plages et à cause des bikers qui ont paralysé les routes du Golfe. Peut-être aussi l’emplacement excentré de la salle Voli a-t-il également joué un rôle dans cette désaffection cruellement ressentie par les organisateurs et les auteurs. L’organisation était sans faille et le libraire comme les acteurs de la MJC méritaient beaucoup mieux que ce succès très mitigé. Pour les auteurs, ce fut également une déception mais ce fut aussi, salutaire consolation, l’occasion de retrouvailles. Cinquante auteurs avaient été conviés pour ces deux journées placées sous le signe de la qualité, de la convivialité et de l'éclectisme. En effet, la production exposée allait du polar à la bande dessinée, en passant par la littérature générale, le témoignage, la littérature enfantine ou la littérature spécialisée. Des conférences accompagnaient les signatures. Une personnalité d'honneur assurait la présidence, en la personne de Vladimir Fédorowski. J'y ai retrouvé des connaissances. Sur la photo ci-jointe, je me retrouve aux côtés de deux auteurs déjà présents les années précédentes et qui, comme moi, écument les salons. A gauche, c’est Bernard VITIELLO, auteur marseillais qui a produit deux excellents polars ( Divan  noir ; Léo Prat et la forme blanche ) publiés aux éditions Déméter http://www.amazon.fr/Noir-divan-Bernard-Vitiello/dp/291654836X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1367694479&sr=1-

 

https://www.facebook.com/pages/L%C3%A9o-Prat-et-la-Forme-blanche-de-Bernard-Vitiello/144782592261558?fref=ts

 

1&keywords=noir+divansalon-La-Croix-2.jpg . Il est fortement influencé par le roman noir américain des années soixante / soixante-dix. Au centre, se trouve Bernard DEGIOANNI qui réside dans la région d’Arles et dont la production est éclectique, allant du polar ( La femme-nénuphar ) à l’anticipation ( Les naufragés de l’ Apocalypse ), en passant par une littérature poétique ( Confessions d’une mer esseulée ) http://www.amazon.fr/femme-n%C3%A9nuphar-Bernard-Degioanni/dp/2352167108/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1367694421&sr=1-1&keywords=la+femme-n%C3%A9nuphar . A droite, peut-être aurez-vous reconnu votre serviteur dont ce blog commente suffisamment abondamment la production pour ne pas en rajouter dans cet article. Nous avons eu plaisir à nous retrouver et à échanger autour de notre passion commune, que ce soit en attendant les lecteurs ou en partageant les temps de convivialité, à l’image de l’excellent buffet dressé samedi midi par les organisateurs auxquels il convient de rendre une nouvelle fois hommage. Les leçons de ce semi-échec seront – j’en suis persuadé – tirées de façon opérationnelle et, l’an prochain, nous devrions nous retrouver dans des conditions plus favorables.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:40

Le 16 avril, Berbère TV a diffusé un numéro de l'émission littéraire Graffiti, animée par Youcef Zirem, qui m'était consacré. J'ai pu y évoquer mes polars et mon activité d'écriture en général. Cet entretien a été facilité par le professionnalisme de Youcef Zirem, journaliste et écrivain, qui menait l'interview. L'enregistrement de cette émission est à présent en ligne sur Youtube. Voici le lien  http://www.youtube.com/watch?v=JI3zHzQgYC0berbere-TV.png

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