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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 14:07

vargas-copie-1Après de longs mois de silence et l'absence totale d'informations concernant Fred Vargas, voilà que les révélations se succèdent. Un roman au printemps prochain, un changement d'éditeur. Dans l'article ci-dessous, Fred Vargas déclare que c'est Viviane Hamy qui l'aurait quittée. Cela ne m'étonne guère. Une personne qui connaît bien Viviane Hamy mais dont je ne peux révéler l'identité ( Secret des sources oblige ) m'a confié au printemps dernier que Viviane Hamy aurait refusé un manuscrit de Fred Vargas, le jugeant mauvais. Tout s'expliquerait, autant le silence gêné des éditions Viviane Hamy devant mes demandes répétées d'informations que les récentes confidences de Fred Vargas. S'agit-il du manuscrit du roman qui paraîtra au printemps chez Flammarion ? Y avait-il des signes avant-coureurs ? Un blogueur avait déjà tiré à boulets rouges sur son dernier opus, "L'armée furieuse", le présentant comme le polar de trop ( lien ci-dessous ). Cette critique, peu amène et avec laquelle je suis en désaccord, sera-t-elle malgré tout prémonitoire ? Nous pourrons sans doute en juger au printemps quand le bouquin sortira. Pour ma part, je garde toute ma confiance en son immense talent.

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/fred-vargas-c-est-viviane-hamy-qui-m-a-quittee_1629530.html

 

http://www.manitasdeplata.net/archives/2014/01/11/28919602.html

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:18

108 0212Ecrire des romans est l’occasion de varier les approches et de s’essayer à plusieurs genres. C’est toujours ce à quoi je me suis livré dans mes romans, depuis le roman ésotérico-historique qu’était « Le secret des Toscans » jusqu’au thriller historique « 24 », en passant par le polar contemporain et la création de plusieurs personnages récurrents. C’est aussi l’occasion d’expérimenter différentes techniques d’écriture. Je n’en veux pour meilleure preuve que « Le secret des Toscans », roman-puzzle, qui constituait une véritable expérimentation. Son caractère controversé l’atteste. Les suivants m’ont permis d’introduire quelques innovations. C’est toujours cet état d’esprit qui souffle sur mon dernier polar ( Qui sortira cet hiver ) et dans lequel j’ai travaillé sur la multiplication des « points de vue ». C’est à cette dernière technique que je veux consacrer les lignes qui suivent. En règle générale, dans les romans, on trouve un récit à la première ou à la troisième personne. Mais, l’alternance des chapitres rédigés, pour les uns à la première personne, et, pour les autres à la troisième, ne constitue pas une nouveauté. La plupart du temps, dans ce type de construction, l’auteur privilégie la troisième personne, celle du récit qui porte la parole du narrateur tandis que la première personne est généralement réservée à un personnage masqué – la plupart du temps le coupable – qui délivre son point de vue, qui offre au lecteur son regard, sans se démasquer tout en apportant un point de vue particulier qui éclaire ou le plus souvent qui brouille les pistes mais qui permet petit à petit d’entrer dans le cœur de l’énigme, d’échafauder progressivement des hypothèses, mais aussi qui donne corps à l’angoisse. C’est le cas par exemple dans « Cette nuit-là », de Linwood Barclay. C’est un procédé que j’ai moi-même utilisé dans « Portrait-robot » lorsque Marthe ou Juliette s’expriment à la première personne pour dévoiler au lecteur un pan de leur personnalité. Cette technique est un artefact bien pratique qui permet d’introduire dans le récit des éléments d’information dont le narrateur n’est pas supposé disposer. Avec l’écriture de « Dans la mémoire de l’autre », mon prochain polar, je donne à ce procédé une tout autre dimension puisque je ne me contente pas de donner la parole à un personnage mais à plusieurs. Le regard principal est celui du narrateur qui s’exprime à la troisième personne mais, à intervalles réguliers, je donne la parole à chacun des principaux protagonistes qui, surtout à mesure que l’on s’approche du dénouement, se confessent, projetant leur éclairage singulier sur l’intrigue. Là encore, chaque point de vue à la fois se veut éclairant mais dans le même temps brouille aussi les pistes, crée une ambiguïté supposée rendre le dénouement plus inattendu. J’appelle cela la multiplication des points de vue destinée à créer une sorte d’effet « kaléidoscopique ».  Dans ces chapitres, il appartient au lecteur de mobiliser les informations qu’il a déjà recueillies au fil de sa lecture, de les confronter au discours d'un personnage et d’en tirer les moyens de progresser vers la vérité. Car, en définitive, l’objectif de l’auteur n’est pas d’égarer le lecteur mais de l’aider à tracer lui-même son chemin. Je reprends volontiers à mon profit la métaphore de Klee à propos de la peinture : « L’œil suit les chemins qui lui sont tracés dans l’œuvre. » Le point de vue du seul narrateur privilégie un cheminement unique, l’adjonction et le croisement de différents points de vue complexifie le cheminement du lecteur et le rend d’autant plus intéressant.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:04

vargas-copie-1Un internaute, fidèle de ce blog m'a orienté vers une interview que Fred Vargas vient de donner à un magazine culturel breton. Un grand merci à Hervé. C'est la preuve que l'interaction entre ce blog et ses lecteurs fonctionne. Les aficionados de Fred Vargas vont jubiler mais ils devront patienter jusqu'au printemps.

 

http://www.bretagne-actuelle.com/fred-vargas-on-n-imagine-pas-un-roman-policier-recevoir-de-prix-litteraire-/l-invite/l-invite/853-7-15

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:58

108_0230.JPGQuand on est à la fois auteur et chroniqueur, comme c’est mon cas, on se trouve en permanence confronté à un double problème.

D’abord, se pose un problème déontologique : comment réagir devant un roman qui ne vous a pas plus du tout et que l’on juge même mauvais ? En ce qui me concerne, la réponse est claire : je m’abstiens de poster un commentaire. Je me permets seulement de publier ce que j’appelle « des impressions mitigées », lorsque mon commentaire critique peut néanmoins être assorti de considérations positives. Je ne vais pas au-delà. Je n’en publie d’ailleurs que très peu. Le monde de la littérature, et plus particulièrement celui du polar, est un univers de convivialité qu’il convient de préserver.

Ensuite, il y a le problème de la comparaison. Lorsqu’il lit le roman d’un autre, celui qui écrit ne peut s’empêcher d’établir des comparaisons. Confronter son talent à celui des autres est une expérience délicate mais intéressante. D’une part, je pense y avoir trouvé des maîtres, des auteurs dont le talent m’a paru supérieur au mien. Je ne citerai pas de noms afin de ne pas commettre d’injustes oublis mais il m’arrive de dire « chapeau bas ». Mais il s’agit aussi d’une expérience formatrice car, si, un jour, une de mes fidèles lectrices m’a dit que « Portrait-robot » marquait un progrès très net dans ma maîtrise du genre du « polar », je le dois sans doute à l’influence des maîtres précédemment cités. Cela se nomme sans doute l’imprégnation. On découvre des techniques, on en analyse les rouages et on les réinvestit dans ses propres écrits. Malgré cela, je tiens à conserver mon originalité, ce qui fait la saveur propre de mes polars. Pas question de me couler dans un moule, de me convertir au prêt-à-porter. Je suis convaincu que mes polars ont une touche personnelle, une ambiance spécifique qui fait leur intérêt. Il m’est seulement arrivé d’accepter des influences dans la mise en place du sujet, dans la façon de structurer le récit. Pour le reste, le traitement des personnages et des lieux conserve ma « patte ». Il en va de même pour le style auquel je tiens à garder un caractère littéraire marqué que me reconnaissent mes lecteurs.

D’autre part, se manifeste parfois un effet que je qualifierais d’ « effet de renforcement ». Je veux dire par là qu’il m’arrive de lire aussi des auteurs consacrés et de ne trouver sous leur plume rien qui les place au-dessus de mes propres écrits. Il m’arrive même de trouver leur roman moins bon que les miens. Et, pourtant, ils sont publiés dans des maisons d’éditions renommées. C’est le cas pour le polar que je lis actuellement, celui d’un auteur dont tout le monde vante les mérites, couronnés de succès littéraires, et dont je reconnais les qualités mais devant lequel je ne fais aucun complexe. Cela me conforte dans l’idée que ce que je publie n’est pas si mal.   

Pour se maintenir sur le bon chemin, il faut trouver un juste équilibre entre la reconnaissance du talent des autres et la confiance en soi, puiser chez les autres les moyens de progresser mais aussi des raisons de poursuivre sur la voie qu’on s’est tracée. Si cette voie n’a pas actuellement la faveur d’une majorité des éditeurs, peut-être viendra le jour où elle recueillera les faveurs du public et donc du monde de l’édition.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:28

En cette période des Fêtes où le livre reste un cadeau apprécié, c'est le moment de soutenir nos librairies indépendantes avec lesquelles nous travaillons toute l'année, nous auteurs, au travers de nos séances de dédicaces. Mais le libraire est avant tout au service du lecteur. Il est le meilleur médiateur entre le public et nous. C'est lui qui sait orienter le lecteur indécis, qui connaît son fonds de livres et peut en parler mieux qu'un simple texte de quatrième de couverture ou les commentaires quelquefois échevelés que l'on trouve sur les sites marchands. C'est aussi elle ou lui qui sait mettre en valeur les ouvrages des auteurs qu'il héberge pour une séance de signatures. Je n'en veux pour preuve que la spendide vitrine que m'a consacrée la librairie Lo Païs de Draguignan et qu'on peut voir sur la photo qui accompagne l'article précédent. Soutenons aussi les libraires en signant la pétition ci-dessous car, sans cadre législatif solide, les grands sites marchands vont écraser les petites librairies et se retrouver en situation de quasi-monopole. C'est un mode de rapport au livre qui est en jeu.

 

http://www.jesoutiensmonlibraire.be/signez-la-petition/

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:14

vitrine-5.jpgEn me rendant à la librairie Lo Païs où je serai en séance de dédicaces ce samedi 7 décembre, j'ai au une agréable surprise en découvrant la vitrine aménagée par Véronique, la libraire. C'est cela les librairies indépendantes et c'est pour cela que je les aime. Vous ne trouverez jamais l'équivalent sur Amazon ou sur les autres sites marchands. Bravo et merci.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:11

JM-chez-Lenoir.jpgIl y a des moments où je me demande si je ne suis trop replié sur ma littérature, en d’autres termes trop autocentré. Et puis, très vite, je finis par me dire qu’être romancier, c’est un métier. Un métier dont je ne vis pas mais qui me procure un tel bien-être que je serais bien bête de ne pas lui consacrer la plus belle part de mon temps, à condition bien sûr de ne pas oublier mes proches et mes amis. Un métier, c’est prenant, surtout lorsqu’on l’aime et qu’il vous procure du bien-être. Alors, pourquoi me priver du plaisir de parler de mes polars, d’en publier des extraits, de passer des heures à écrire, que ce soit mes manuscrits en cours ou des chroniques sur mon blog. En plus, il y en a parmi vous que ça intéresse visiblement. Mes statistiques le confirment, sur Facebook ( Plus de 80 visites pour certaines publications ) comme sur le blog ( Une moyenne de 2000 pages visitées mensuellement ). Le métier de romancier ne se cantonne pas à l’activité d’écriture. Il y a aussi les à-côtés, ce que l’on appelle la communication.  Je suis à dix jours d’une séance de dédicaces dont j’ignore si elle ne va pas tenir du « Désert des Tartares » ou de « Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? ». Et, pourtant, j’attends avec impatience, je dirais même avec gourmandise, le bonheur de passer ma journée dans un lieu empli de livres, de côtoyer les libraires, de rencontrer des gens avec qui parler littérature, polar et de découvrir de nouveaux visages qui viendront renforcer les rangs de mon lectorat. Il est impossible d’être sur tous les fronts mais, actuellement, je multiplie les contacts pour être présent sur les lieux névralgiques. Toulon est un salon généraliste comme la plupart des salons auxquels j’ai participé jusqu’à présent. Je souhaite désormais m’orienter vers des manifestations plus spécialisées dans le polar. C’est le cas du salon de Villeneuve-lez-Avignon pour lequel j’ai commencé à planter des jalons dès hier et auquel j’espère pouvoir participer en 2014. Je suis aussi sur les rangs pour être membre du jury d’une des plus grandes manifestations dédiées au polar en France. J’aurai une réponse en décembre. Pour couronner le tout, il y a la sortie des romans qui constitue aussi une source d’ineffable plaisir.  Toute la période qui précède la publication d’un livre, l’attente des premiers exemplaires envoyés par l’éditeur, la découverte du produit fini et, ensuite, la mise en place de la campagne de promotion : service de presse, signatures, interview de la presse écrite ou d’une chaîne de télé ( Comme ce fut le cas avec berbère TV ). Tous ces à-côtés jubilatoires font équilibre à l’aspect ingrat de l’activité d’écriture qui, comme c’est le cas en ce moment avec « Les Bavardes », peut vous amener à piétiner, à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier, à tourner en rond. Heureusement, j’ai deux manuscrits en cours et je peux passer de l’un à l’autre car ils sont de nature totalement différente. Enfin, il y a les retours, les témoignages des lecteurs, les avis, les commentaires qui sont dans leur quasi-totalité élogieux et qui font tant de bien. C’est ce que les psychologues appellent « l’effet de renforcement ». C’est la raison pour laquelle, vous qui avez lu mes polars et qui les avez appréciés, n’hésitez pas à l’écrire sur mon blog ou sur ma page Facebook, ou sur tout autre vecteur de communication. C’est une satisfaction pour l’auteur mais c’est aussi une forme de prescription efficace en direction de ceux qui ne les auraient pas encore lus. C’est tout cela le métier de romancier et beaucoup d’autres choses encore dont j’aurai l’occasion de reparler, et notamment de l’activité de chroniqueur.  

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:21

J'avais annoncé que je tiendrais une sorte de journal de l'écriture de mon prochain polar "Les bavardes". Chose promise, chose dûe. Voici un article relatant la méthode d'élaboration du récit des "Bavardes".108_1031.JPG

 

La technique de construction des « Bavardes ».

Les peintres ont leurs techniques, les romanciers aussi. J’emploie à dessein le pluriel car je n’ai jamais employé la même technique pour chacun de mes six polars déjà écrits, publiés ou non. Je ne parle pas de la technique du récit proprement dit qui peut se ressembler d’un roman à l’autre. Ainsi, Le secret des Toscans, Portrait-robot et Rejoins la meute ( A paraître ) reposent-ils sur la juxtaposition de deux, voire de plusieurs récits, chronologiques ou non. 24 et Le Christ jaune suivent eux une trame essentiellement chronologique.

Plus que de la structure du récit lui-même, je veux parler de la méthode de préparation de la phase d’écriture, ce prologue au cours duquel il s’agit d’élaborer, pour reprendre une terminologie qui m’est désormais propre et empruntée aux formalistes, la fable et le sujet ou, en d’autres termes, d’une part, l’histoire telle qu’elle pourrait être résumée et, d’autre part, le récit tel qu’il se déroule au fil des chapitres. Je recours la plupart du temps à un support matériel très vaste, fait généralement d’au moins une dizaine de feuillets A 4 assemblés par du papier adhésif. Pour 24, ces feuillets entouraient un plan du vieux Paris. J’y fais apparaître, sous la forme d’un schéma, la structure du récit. Le plus souvent, ce travail procède d’un tâtonnement, d’essais et de rectifications successifs ; je travaille au crayon de papier, je gomme, je recommence, généralement sur une feuille de format A3. Puis, quand j’ai trouvé la bonne trame, je mets en place l’assemblage de feuilles A4 sur lesquelles l’histoire va prendre forme. Jusqu’à présent, je recourais à un diagramme, constitué de bulles reliées par un système complexe de flèches, matérialisant les rapports entre les personnages, les évènements, les lieux. Cette architecture induisait des choix qui déterminaient ensuite eux-mêmes la chronologie du livre, l’ordonnancement des chapitres.

Finalement, pour ce nouveau roman, après moult essais de diagrammes, je me suis cantonné au seul texte. Comme le montre la photo ci-jointe, sur une succession de feuilles associées entre elles selon l’axe vertical, j’ai raconté l’histoire dans sa logique narrative, telle que personne ne la lira jamais mais telle que chacun pourrait la raconter après avoir lu le roman. Je leur ai juxtaposé à gauche une autre rangée de feuilles vierges sur lesquelles je vais renseigner deux colonnes dont le contenu sera directement en relation avec le texte de droite. Dans la première colonne, je vais indiquer à quel moment du récit chaque information doit apparaître et, dans la seconde, je vais noter les indications qui me permettront de caractériser les personnages, les lieux et les éléments dramatiques. En quelque sorte, je vais noter dans la partie gauche le script du roman, l’ordre dans lequel vont se succéder les chapitres et l’ordre dans lequel vont être introduites les informations qui, progressivement, vont soit orienter le lecteur sur une fausse piste, soit le faire progresser vers la vérité. Il y aura deux chronologies différentes : à droite, celle de l’histoire et, à gauche, celle du récit. C’est un travail essentiel pour fabriquer le suspense et l’entretenir. C’est l’aspect le plus difficile de la construction du polar. Le travail d’écriture, au sens de rédaction, n’est plus rien, une fois que cette phase préalable est assurée. Le texte viendra tout seul. Il conviendra juste de revenir sur quelques points de vocabulaire et de style, en quelque sorte de peaufiner le texte.

Dans ce nouveau polar, les personnages vont jouer un rôle essentiel. Ils seront les supports du récit. Ils seront les piliers sur lesquels l’action va se développer. Je dois donc leur accorder une attention plus grande encore que dans mes précédents polars. A tour de rôle, ils seront en vedette, au gré des rebondissements et des fausses pistes. Au centre, il y aura Tragos, mon personnage central de « Portrait-robot » dont j’avais dit qu’il deviendrait un personnage récurrent. C’est fait. Tous les autres ne graviteront pas forcément autour de lui. L’agencement des personnages obéira un peu au principe « gigogne » mais, à la fin, tous seront en relations multiples avec les autres. C’est précisément l’enquête que va conduire Tragos qui, par couches successives, tissera ce réseau de relations et donnera corps et épaisseur au récit. D’une certaine façon, c’est un peu le même travail qu’un peintre qui place ses personnages sur la toile, leur donne une place au premier plan, au second plan ou à l’arrière plan, qui réfléchit au rôle qu’ils vont jouer dans l’équilibre du tableau et qui leur donne une posture et des couleurs adéquates. Je pense même, pour dire à quel point les situations sont analogues, qu’à partir d’une toile mettant en scène des personnages, on pourrait construire une histoire et, par conséquent, un roman. Un tableau est une narration. N’est-ce d’ailleurs pas le cas de mon roman puisque l’idée m’en est venue en regardant la toile de Noëlle Mauret-Juan qui en illustrera la couverture ?

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 10:28

Je suis dans l’attente de la parution de mon prochain livre, « Portrait-robot », qui, si j’en crois le service de fabrication des éditions L’harmattan, devrait pouvoir sortir aux alentours du 10 mars. Bonne nouvelle ! Croisons les doigts ! La tenue de ces délais me permettrait d’honorer les séances de signatures prévues les 29 et 30 mars prochains à Sedan. C’est une période crispante car c’est celle du travail de soutier, consacré aux petites bricoles, aux ultimes ajustements, en un mot au travail de fignolage qu’impose le service de la fabrication. Des navettes permettent de se mettre d’accord sur les différents aspects du livre : illustration, mentions particulières, quatrième de couverture, mise en page, différends concernant certaines typographies ou graphies, etc… C’est pourtant loin d’être un travail à plein temps. Je devrais donc en profiter pour me remettre à écrire. Il se trouve – et j’en avais déjà parlé sur Facebook – que j’ai en tête une idée de recueil de nouvelles policières. La matière est là.  Malheureusement, je suis en panne d’écriture. Cela ne signifie pas que je ne sois plus en mesure de rédiger, ni que mon inspiration soit aux abonnés absents. Non. Ce qui manque, c’est le lien entre les deux, c’est cette structure essentielle que j’avais déjà évoquée dans un article sur ce blog, à savoir « le sujet ». Les histoires en elles-mêmes, dans leur dimension linéaire et chronologique, ce que Todorov appelle « la fable », ne posent aucun problème ; elles sont en place. Je suis en mesure d’en écrire le résumé. Mais il me manque la façon dont seront distribués les différents éléments de chaque histoire, l’ordre dans lequel l’histoire sera livrée au fil des chapitres, ce qui sera la construction de l’intrigue, ce fameux « sujet » pour reprendre la terminologie des formalistes, cette alchimie du récit qui évitera la fadeur d’une narration chronologique, trop encline à tuer le suspense. Pour y parvenir, il me faut construire le synopsis, sous forme de schéma et c’est sur cela que, pour l’instant, je bute. Il faut donc laisser, comme disait l’Autre, du temps au temps, laisser l’imagination accomplir sereinement son trajet souterrain pour resurgir un jour, lumineuse et féconde. De toute façon, j’ai le temps puisque, dans l’intervalle, je dispose encore de deux manuscrits à publier, l’un certainement au cours de l’hiver prochain, l’autre probablement fin 2014. Je reconnais que cette panne momentanée n’est qu’un avatar normal du travail d’écriture mais c’est quand-même bigrement frustrant.

illustration portrait-robot

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:06
108_0503.JPG
L'ami de ma fille ( qui, de ce fait, est d'une certaine façon mon gendre ) - pour ceux qui les connaissent, je veux parler de Janusz, l'ami de Marie - m'a offert un livre que je viens seulement de trouver le temps d'entamer. Il fallait avoi...
r des gènes polonais ( et, par voie de conséquence, posséder un tempérament foncièrement épicurien ) pour dénicher un livre de la sorte dont la couverture ci-jointe est suffisamment éloquente pour vous dire la bonne humeur, l'humour et l'amour de la vie qui s'en dégage et que ne démentent pas les premières pages. Je vais m'y plonger, parallèlement à la lecture d'un Fred Vargas sur lequel je peine un peu, souffle court, asphyxié par trop d'abondance - ce qui peut paraître étonnant aux yeux de ceux qui connaissent ma passion pour cette auteure - et "Chacun son paradis" me servira à reprendre mon souffle. Edité par Actes-Sud, ce livre est un recueil de nouvelles au travers desquelles un Polonais raconte sa passion pour un pays frère, la république tchèque. Je n'attendrai sûrement pas la fin pour livrer une chronique. Bon, Vargas me plaît toujours autant mais le titre que je suis en train de lire ("Dans les bois éternels") est un peu retors et nécessite des pauses. J'ai atteint la moitié. Lui aussi aura sa chronique.
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