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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 21:26

Il s'agissait de répondre le premier à la question. La bonne réponse ayant été postée il y a deux jours, le jeu est clos. Marci à tous ceux qui ont participé.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:03

Il suffit de répondre correctement à la question ci-dessous pour gagner un exemplaire de mon deuxième roman intitulé Le Christ jaune. La réponse se trouve quelque part dans mon blog. En même temps que la réponse, n'oubliez pas de laisser votre adresse postale pour l'envoi.

 

Dans l'un de mes romans, j'évoque une prostituée. Quel est son prénom ?

 

Bonne chance !

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 14:49

Coup de coeur : Ne les crois pas, de Sebastian Fizek...

par Jean-Michel LECOCQ, jeudi 23 août 2012, 14:46 · 

Ayant fortement apprécié Thérapie, son précédent roman ( Cf. ma chronique postée sur mon blog ), j’ai entrepris avec plaisir la lecture de ce second opus que l’on annonçait comme aussi passionnant que le premier, confirmant ainsi la réputation faite à Fizek de meilleur auteur policier allemand du moment.

Avec « Ne les crois pas », c’est à un tout autre genre de suspense qu’est convié le lecteur. L’histoire nous plonge dans une ambiance particulière tout-à-fait différente de l’atmosphère lourde et glauque de « Thérapie ». Ira, négociatrice au sein de la police berlinoise, est alcoolique et se trouve sur le point de mettre fin à ses jours. Elle ne parvient pas à surmonter le suicide de sa fille aînée tandis que la cadette refuse depuis de lui adresser la parole. Elle est sur le point de se suicider lorsque Götz, son ami en même temps que son ancien amant, lui aussi membre de l’unité d’élite de la police, vient lui demander d’assurer la négociation avec un forcené qui retient en otages six personnes dans les studios d’une station de radio. Yann, le preneur d’otage, prétend que son amie Léoni annoncée comme tuée dans un accident de la route, n’est pas morte et veut le démontrer. S’engage alors un bras de fer entre lui, le chef de la police qui veut donner l’assaut et Ira qui tente de maintenir la négociation avec le forcené. Très vite, les choses vont apparaître bien plus complexes qu’elles ne l’avaient semblé de prime abord. Le lecteur est alors entraîné dans un imbroglio policier fait de coups de bluff, de simulacres de crimes et de trahisons en tous genres. Ira est prise dans un engrenage machiavélique et, pourtant, si l’intrigue est parfaitement ficelée, le suspense n’est pas aussi prenant que dans Thérapie et l’angoisse qui fait le sel du thriller n’a pas non plus la même densité. Pour autant, c’est un bon polar, solidement construit et rondement mené, avec lequel on passe quelques heures assez agréables.

Ne les crois pas, de Sebastian FIZEK, Le livre de poche, avril 2012, 410 pages.

ne-les-crois-pas.jpg
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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 15:09

Coup de coeur : Robe de mariée, de Pierre Lemaître...

par Jean-Michel LECOCQ, dimanche 12 août 2012, 15:07 · 

Ce thriller est l’histoire de Sophie, une jeune femme que tout prédisposerait à mener une vie heureuse et à envisager un avenir radieux si ce n’était la folie qui, insidieusement, semble envahir son quotidien. Au début, ce ne sont que de petits incidents en apparence anodins, de petits oublis, des étourderies sans grandes conséquences, mais qui finissent par se répéter et par prendre des proportions telles que la jeune femme commence à s’inquiéter, à douter d’elle-même. Surviennent aussi des drames, comme la mort accidentelle de son mari et celle de sa belle-mère. Au fil du temps, se produisent des anomalies de plus en plus graves qui polluent fortement sa sphère privée et brisent sa vie professionnelle. Tout cela va très vite déboucher sur un désordre mental qui, un jour, bascule dans l’horreur. Elle retrouve un matin le cadavre de l’enfant dont elle assurait la garde en qualité de baby-sitter. L’enfant a été assassiné et, dès lors, convaincue qu’elle l’a tué dans un moment de démence, Sophie prend la fuite. S’engage alors une cavale échevelée…. La suite est surprenante. Pierre Lemaître entraîne le lecteur dans un suspense éblouissant qu’une intrigue savamment construite et des rebondissements inattendus contribuent à entretenir jusqu’aux dernières pages. L’auteur joue habilement sur l’alternance des points de vue et sur leur multiplication, un peu à la manière d’un kaléidoscope. Le roman est un jeu de miroirs étourdissant qui donne toute leur épaisseur aux personnages et à l’histoire. J’y ai retrouvé certains accents du dernier thriller de Karine Giebel « Juste une ombre », ce qui donne à ce roman un indéniable label de qualité. Sans être, comme l’ouvrage précité, un véritable roman noir, « Robe de mariée » est un vrai thriller, sombre, douloureux où, encore une fois, la folie tient le rôle principal. Pierre Lemaître confirme là tout son talent qui lui avait permis de décrocher le prix Cognac en 2006. A ne surtout pas manquer.

Robe de mariée, de Pierre Lemaître, Le livre de poche, octobre 2010, 313 pages

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 10:45

    Je viens d’entamer « Robe de mariée », de Pierre Lemaître. Le début est plutôt prometteur. On y découvre d’entrée de jeu une jeune femme qui, depuis un moment déjà, se sent glisser vers la folie. Tout cela a commencé par des étourderies puis par des moments d’absence un peu plus marqués, avant d’entrer dans ce qu’on appelle un désordre mental profond. Un jour, alors qu’elle fait du baby-sitting, elle découvre le corps sans vie de l’enfant qu’elle était censée garder. Le petit garçon a été assassiné. La jeune femme s’enfuit et, dans une cavale échevelée, toujours aux prises avec sa folie, elle va essayer d’échapper aux recherches. La suite, je vais la découvrir et je consacrerai sans doute à ce livre une chronique sur mon blog. Ce qui m’a conduit à en parler, c’est que la folie est un thème qui a fait réellement son entrée dans mes romans avec l’écriture du quatrième, le prochain à paraître, qui s’intitule « Portrait-robot ». Le premier chapitre, que j’ai par ailleurs publié sur ce blog                ( dans la rubrique Mes romans : extrait de mon prochain polar ), présente une jeune femme échappée d’un hôpital psychiatrique et qui, dans sa folle cavale, abat cinq hommes qu’elle croise sur son chemin. Elle sera le personnage central du roman.

    Je renoue avec la folie dans l’opus suivant, intitulé « Rejoins la meute », mais la folie n’y est pas traitée de la même façon puisqu’elle n’apparaît qu’à la fin de l’histoire. Par contre, elle revient en force dans le sixième dont je n’ai pas encore trouvé le titre définitif et qui est actuellement en chantier. La folie s’y invite sous les traits d’un policier victime d’amnésies partielles qui ne sait si les cadavres qui parsèment son itinéraire sont ou non les victimes d’une pathologie mentale pour laquelle il a été soigné quelques années plus tôt. Il convient d’ajouter à cela que mon premier roman « Le secret des Toscans » avait été remarqué et salué sur un site dédié à la psychiatrie, sans doute parce que j’y mettais en scène des personnages atteints de schizophrénie et que j’y brossais le portrait d’un psychiatre plus vrai que nature.

    Je dois reconnaître que cet univers de la psychiatrie m’a toujours fasciné car il a accompagné une trentaine d’années de ma vie professionnelle. J’ai côtoyé pratiquement tous les acteurs de ce monde si particulier, depuis l’infirmier jusqu’au médecin psychiatre, en passant par les psychologues de tous poils, cliniciens ou cognitivistes, les émules de Freud ou de Lacan, sans oublier la masse des techniciens qui gravitent autour de cet univers, de l’assistance sociale aux rééducateurs. J’y ai rencontré des gens extraordinaires qui m’ont beaucoup appris mais j’y ai croisé aussi des charlatans, des faiseurs d’illusions, qui m’ont amené à prendre mes distances avec une discipline qui n’a rien d’une science exacte. J’ai présidé des commissions où siégeaient côte à côte pédopsychiatres, éducateurs, psychologues, rééducateurs et pédagogues. J’ai vu l’infirmier se prendre pour le médecin et le médecin s’imaginer pédagogue et, à l’inverse, le pédagogue tenter de se glisser dans les habits du psy. Je réinvestis dans mes polars les acquis de cette expérience. Ainsi, dans « Portrait-robot », je décris une infirmière psychiatrique qui entreprend, à l’insu de son chef de service, une relation psychothérapique avec l’une de ses patientes. Dans un autre ordre d’idée, j’ai croisé des psychiatres qui tenaient l’Ecole pour un milieu pathogène et n’avaient de cesse que de la combattre au lieu de la traiter comme un partenaire. Mais j’ai également été le témoin des errements de l’Ecole, de sa suffisance et de son comportement hégémonique. J’ai illustré ces deux aspects d’un même conflit toujours dans « Portrait-robot » où, d’une part, je consacre un chapitre à un psychiatre hospitalier qui n’aurait pas déparé avec ceux que j’ai croisés dans mon itinéraire professionnel et où, d’autre part, je brosse le tableau, là encore plus vrai que nature, d’une Education nationale aux tentations totalitaires, tenant sous son joug la vie des êtres qui la fréquentent ou qui croisent sa route. Mon sixième roman est encore un thriller qui ne fait pas exception à la règle et j’essaye de soigner tout particulièrement les passages où mon personnage, à la première personne, fait état des troubles que provoque sa maladie mentale, ainsi que des doutes et des interrogations intimes qu’elle génère. On y retrouvera un psychiatre, expert auprès des tribunaux et de la police.

    On déduira de tout cela que la folie, si elle ne m’a pas encore attaquée ( affirmation peut-être imprudente et un peu rapide ), grignote en tout cas l’univers de mes romans. J’essaye par l’écriture, sinon de l’apprivoiser, du moins d’explorer ses arcanes pour, si je reprends les propos de l’un de mes personnages, chercher à « comprendre l’incompréhensible ». Je prends un indicible plaisir à rédiger ces passages, je suis porté par une sorte d’euphorie qui devrait m’inquiéter car je commence à vivre mon sujet comme un monde familier, à m’y trouver bien, à banaliser cet univers comme si chacun d’entre nous pouvait, à tout instant, devenir un personnage de thriller. La limite entre l’équilibre et le déséquilibre est sans doute beaucoup plus ténue qu’on ne pourrait le penser. Prendre la peau d’un psychopathe, le temps d’un roman, quoi de plus attirant, de plus facile et de plus excitant ? Comme si l’on explorait l’autre face de notre être. Comme si Docteur Jeckill s’immisçait dans le subconscient de Mister Hyde. Et toi, lecteur, lectrice, ressens-tu le même plaisir à cet exercice ?

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 14:21

Coup de coeur : L'apothicaire, de Henri Loevenbruck...

par Jean-Michel LECOCQ, mercredi 8 août 2012, 14:20 · 

L’apothicaire, de Henri Loevenbruck…

Avec le talent qui le caractérise, Henri Loevenbruck réalise un magnifique travail de chroniqueur dans ce roman de 603 pages, paru en octobre 2011, chez Flammarion. Andréas de Saint-Loup, apothicaire parisien se trouve un jour confronté à un insondable mystère sous la forme d’une double énigme : d’une part, il découvre dans sa maison une pièce inoccupée dont il ne se souvenait pas de l’existence et, d’autre part, il s’aperçoit de la disparition d’un personnage dans une toile qu’il possède et, là encore, sans se souvenir de l’identité de la personne initialement représentée. Athée et rationaliste, l’apothicaire ne peut admettre ce qui échappe à la raison. Nous sommes au début du XIVe siècle, sous le règne de Philippe le Bel. Sous la double menace du grand inquisiteur de France et de deux mystérieux et inquiétants cavaliers, Andréas , accompagné de Robin, son nouvel apprenti, et vite rejoint par Aalis, une jeune fille poursuivie par le prévôt de sa ville d’origine, va se lancer , sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, dans un véritable voyage initiatique, parsemé de dangers, de drames et d’aventures multiples, à la recherche de la réponse à la double énigme qui l’obsède. C’est à une véritable épopée à travers l’Europe puis le Moyen-Orient que nous invite l’auteur de cette fresque gigantesque. La syntaxe, le vocabulaire et, d’une manière générale, le style en conformité avec l’époque, les digressions didactiques mais aussi narratives, l’interpellation du lecteur, la mise en perspective du récit, tout est réussi pour donner à ce roman les allures d’une chronique médiévale, à l’instar d’un Philippe de Commynes. Enfin, soulignons l’imposant travail de documentation qui transparaît tout au long de l’histoire et qui ajoute au charme de la narration le surcroît d’une leçon d’histoire plaisante. A plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j’ai retrouvé des éléments et une tonalité qui m’ont rappelé Les mystères de Druon de Bréveaux d’Andréa Japp ( Andréa / Andréas : étonnante rencontre ! ) ainsi que des échos du Nom de la Rose de Umberto Eco. Epopée, fresque haute en couleurs, chronique d’une époque à la fois terrifiante et fascinante, « L’apothicaire » est un livre d’aventures hors normes que je recommande vivement à tous les amateurs de polars historiques.

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:50

Le mois dernier, je me suis rendu à Moissac pour la première fois. Je voulais découvrir un site magnifique dont j'avais fait, sans le connaître autrement que par sa renommée, le théâtre de l'un des chapitres de 24, mon récent thriller. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai découvert l'enseigne du restaurant qui fait face au portail de l'abbatiale ! Cet établissement s'appelle "Le Florentin", le surnom même du personnage principal de mon roman, Vincenzo, originaire de Florence. Je n'étais jamais allé à Moissac et j'ignorais totalement ce détail. Un jour peut-être, si mon roman connaît une certaine notoriété, un esprit facétieux avancera l'idée que le nom de ceLe-Florentin--2-.jpg restaurant a pour origine le personnage de mon livre. Mieux encore : que le Florentin a bien fait étape dans cette ville en 1572, à la recherche des clefs du mystère de 24. Qui sait ?  Quand la fiction rejoint et parfois dépasse la réalité...

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 16:56

Coup de coeur : L'homme à l'envers de Fred Vargas...

par Jean-Michel LECOCQ, samedi 4 août 2012, 16:53 · 
Vos changements ont été enregistrés.

Cela commence par une histoire de loups dans le Mercantour. Camille, la jeune femme dont Jean-Baptiste Adamsberg n'a jamais pu chasser l'image, son amour lointain et obsessionnel, réalise des accompagnements musicaux quelque part dans le parc du Mercantour aux côtés d'un trappeur canadien, Lawrence, avec lequel elle vit et qui étudie les loups. Rapidement, des brebis sont égorgées par un loup qu'on devine d'une taille au-delà de la normale. Puis, c'est au tour d'une femme, Suzanne, qui élève ses brebis dans la montagne, secondée par Soliman, un jeune homme noir qu'elle a recueilli enfant, et le Veilleux, un vieux berger ombrageux. Depuis Paris, Adamsberg s'intéresse de loin à cette affaire qui fait la une des médias nationaux. Dans ce pays où les peurs irrationnelles reprennent très vite le dessus, les proches de la victime, Soliman et le Veilleux, soupçonnent Massart, un homme solitaire et mal intégré à la région, d'être le loup-garou qui a égorgé les moutons et Suzanne. Une traque s'organise dans laquelle ils parviennent à entraîner Camille. De son côté, poursuivi par une marginale qui veut se venger de lui, Adamsberg est contraint de se cacher. Le coup de fil de Camille qui pense que seul un flic peut aider à résoudre cette affaire donne à Adamsberg l'occasion de venir se faire oublier dans cette région montagneuse, en participant à la traque dont Massart est l'objet.

Voilà encore une aventure remarquablement ficelée du commissaire Adamsberg, avec une galerie de personnages hauts en couleurs, le verbe vert, les manières mal dégrossies mais le coeur sur la main. Des Alpes-Maritimes jusqu'à la Haute-Marne, en passant par Grenoble et Bourg-en-Bresse, le lecteur est entraîné dans un road movie à la française, haletant au possible et truffé de scènes désopilantes. Le suspense est bien là, savamment entretenu, et le dénouement ne se laisse deviner qu'à quelques pages de la fin. Une belle épopée montagnarde et profondément humaine, riche en suspense et en rebondissements, à déguster sans modération.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:35

Un extrait de " Rejoins la meute " ....

par Jean-Michel LECOCQ, jeudi 2 août 2012, 11:29 · 
Vos changements ont été enregistrés.

Dans une série, on désigne celui qui vient avant le dernier par le terme d'avant-dernier et le précédent par le terme d'anté-pénultième. Jusque là, c'est simple. Quand on procède dans l'autre sens et qu'on anticipe, on nomme celui qui vient après le dernier, le suivant. Mais, comment appelle-t-on celui qui vient après le suivant ? Si l'on s'en tient à l'étymologie latine de notre langue, on devrait adopter le préfixe post- qui est l'antonyme de anté- et le désigner par le vocable post-suivant ou encore le post-prochain, mais comment nommer celui qui vient encore après ? A moins que d'être victime d'une lacune sémantique fâcheuse pour un romancier, c'est un casse-tête auquel je suis confronté car j'ai presque trois manuscrits d'avance par rapport au dernier publié. J'ai donc décidé de me simplifier la vie en les ordonnant selon l'ordre mathématique de leur apparition : 1er, 2ème, etc... Le dernier paru étant le 3ème, voici un extrait du 5ème, à paraître vraisemblablement vers la fin 2013....A moins que....

Mes personnages, des policiers, se retrouvent à Florac pour enquêter sur des massacres commis dans différents endroits des Cévennes. Ils viennent de débarquer et le commissaire Payardelle se rend dans la boutique tenue par l'une des victimes. Je me suis régalé à composer cette description.

" Ils remontèrent vers le haut de la ville, en longeant un petit canal, le long duquel s’étaient installés des vendeurs de colifichets. Marthe, qui se croyait sans doute en vacances, fit l’acquisition d’un petit pendentif en bois de noyer qu’elle se passa immédiatement au cou.

- Après tout, tu as raison, lui fit remarquer Théo, il vaut peut-être mieux qu’on nous prenne pour des touristes. Ainsi, nous passerons plus facilement incognito. Pour l’instant ! ajouta-t-il, car il va falloir rapidement tomber les masques. Nous sommes là pour enquêter et nous ne pouvons éternellement rester de simples observateurs.

Marco s’approcha de lui.

- De toute façon, c’est trop tard. Nous sommes repérés. Regardez, là-bas, le petit groupe, devant le bar.

Ils étaient arrivés devant la fameuse Fontaine du Pêcher. La rivière restait prisonnière quelques instants d’un petit barrage, avant de laisser ses eaux tumultueuses se jeter en aval dans un déversoir qui filait au travers de la ville. Dans cette retenue aux eaux limpides, grouillait une multitude de truites, entre les longues chevelures des herbes que le courant faisait onduler. Un peu plus loin, installés à la terrasse d’un café, se tenaient cinq hommes qui les observaient d’un œil peu engageant. C’était à eux que Marco faisait allusion. Marthe s’était approchée.

- Tu n’es pas un peu parano, Marco ? Tu crois réellement qu’ils parlent de nous ? Qu’ils ont deviné que nous étions des flics ?

Marco n’eut pas le temps de répondre. Théo s’en chargea.

- Ma petite Marthe, je ne te savais pas aussi naïve. Ces gens-là reniflent un flic à des kilomètres à la ronde. Même nous, avec une soutane, et toi en tenue de Dominicaine, ils nous auraient repérés et identifiés comme flics. Et je peux te dire que ceux-là ne les aiment pas, les flics, même quand ils s’appellent César !

Le dénommé César marchait à dix mètres devant eux, le nez en l’air. Avec son pantalon qui lui tombait au bas des fesses et qui laissait voir le haut de son slip et son blouson pourri sur le dos duquel était floquée une inscription gothique, il n’avait en principe rien de l’image normale d’un flic. Sa démarche nonchalante lui conférait une décontraction qui cadrait bien avec son âge et avec sa personnalité. Il se sentait bien dans cet environnement et il avait défendu les routards lorsque Marco leur avait manifesté son antipathie. Pour autant, Théo savait de quel côté serait résolument ce gaillard-là si, d’aventure, un accrochage les opposait aux routards. Il serait avec ses collègues, aux côtés de Marco, comme un bon petit soldat. Il était flic jusqu’au bout des doigts. Théo redoutait le moment où il faudrait pénétrer cet univers dans lequel, il en était convaincu, se trouvait, sinon la clef, du moins l’une des clefs de leur affaire. En attendant, ils auraient à affronter les regards hostiles et à supporter quelques quolibets. Rien de plus classique. C’était sans importance. Tous les flics du monde y étaient confrontés à un moment ou à un autre. Mais, le jour où ils allaient devoir pénétrer sur le territoire de ces marginaux pour jeter sur eux un regard inquisiteur, là, ils joueraient avec le feu. Les regards des types attablés sur cette terrasse en disaient long sur leur détermination à ne pas laisser quatre flics isolés venir les bousculer.

Lorsqu’ils passèrent à la hauteur du café, quelques moqueries fusèrent. Théo retint Marco par le bras. Il était d’autant plus indifférent aux onomatopées affligeantes des quatre abrutis avinées auxquels il n’avait prêté aucune attention qu’il venait d’apercevoir, là, juste devant lui, à vingt mètres à peine, la vitrine la plus extraordinaire qu’il eût jamais vue : celle du magasin de feu Armand Dutilleul, la Mecque des confitures. Comment, à si peu de distance, la grossièreté et la bêtise pouvaient-elle voisiner avec tant de beauté et de délicatesse ?

L’intérieur du magasin était beaucoup plus vaste que ne le laissait présager la taille de la façade. Tout en longueur, le magasin renfermait un stock impressionnant de pots, soigneusement disposés sur des étagères et minutieusement classés par fruits, par années et par origine, le tout sous des voûtes centenaires. Des pêches du Roussillon aux mirabelles de Lorraine, en passant par les fraises de Bretagne ou les cerises d’Alsace, tous les fruits des vergers français étaient réunis là, sous la forme de confitures et de gelées prêtes à satisfaire les palais les plus divers et les plus subtils. Trois jeunes filles, en robe blanche sur laquelle était passé un tablier orangé aux armes de la maison Dutilleul, allaient et venaient, souriantes, pour guider dans leurs choix les nombreux clients qui occupaient la boutique. Une quatrième se tenait sagement derrière un comptoir, sur lequel étaient disposés de minuscules pots de dégustation qu’elle ouvrait à la demande, selon le goût des clients à qui elle tendait, autant que de besoin, de petites cuillers de plastique dont la couleur était assortie à celle de son tablier. Le centre du mur situé derrière le comptoir était occupé par une immense affiche reproduisant la couverture du Traité des confitures de Michel de Notre-Dame. Théo se rassasiait de l’ineffable beauté de cet endroit dont, jusqu’alors, il n’avait trouvé l’équivalent qu’en Angleterre, à Lincoln, dans une vieille boutique de bonbons et de friandises en tous genres.

Le malheur était vraiment insaisissable ou, alors, il était trop prévisible. C’était selon. Pourquoi le destin avait-il frappé cette famille qui était faite pour la réussite et le bonheur ? Un commerce prospère, une vie bien réglée, une passion dévorante pour son travail qui empêchait Dutilleul de s’ennuyer et de s’interroger sur l’avenir, dans une petite ville provinciale en diable, où la vie coulait paisiblement comme l’onde claire du Tarn et où la paix semblait aussi inébranlable que les rochers noirs qui surplombaient la cité. Seulement, il y avait la confiturerie et ses maudites cuves. Si Dutilleul avait été électricien, plombier ou même simple marchand de confitures, voire confiturier à l’autre bout de la France, jamais le malheur ne se serait intéressé à lui. Mais, voilà, Armand Dutilleul faisait cuire ses fruits à Florac et c’était à Florac que le Diable avait eu besoin d’un creuset où sacrifier une vie. La sienne. Le petit commis avait été aspiré dans le tourbillon du destin. Théo était convaincu que la personnalité et la vie des victimes n’avaient aucune importance et n’étaient nullement à l’origine des meurtres. Ces pauvres malheureux n’avaient été que des victimes aléatoires d’un dessein qui les dépassait. "

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 09:36

Un extrait de mon prochain polar...

par Jean-Michel LECOCQ, jeudi 2 août 2012, 09:35 · 

A paraître vraisemblablement debut 2013...

Le foyer Saint-Vincent ressemblait à un établissement thermal. Nichée au fond d’un parc profond peuplé de châtaigniers, au bout d’une allée de gravier blanc, une immense bâtisse à la façade ponctuée de trois rangées de colonnades s’offrit à la vue de la jeune femme. Elle était en retrait d’une immense esplanade à laquelle on accédait par un escalier monumental. A l’ombre d’un déambulatoire, assis côte à côte, sur une longue banquette de bois, à demi-cachés par les colonnes aux motifs doriques, des pensionnaires prenaient l’air. Quelques-uns s’étaient aventurés en plein soleil pour goûter à la douceur de cette belle journée de printemps. Sahra chercha à retrouver parmi eux le vieux brocanteur. Après seulement quelques années, il ne devait pas avoir changé au point de ne pas pouvoir le reconnaître. Une infirmière croisa son chemin. Elle se décida à l’interpeller.

- Je viens rendre visite à monsieur Giordano, Charles Giordano. Savez-vous où je peux le trouver ?

L’infirmière le connaissait.

- Il est dans sa chambre, au premier. Il n’en sort pratiquement plus. Chambre 154. L’ascenseur est au fond du hall.

Le hall était à l’image de la bâtisse : monumental. Sahra négligea de s’adresser à l’accueil où, au demeurant, deux employées semblaient débordées par des familles en quête de renseignements. La chambre de Charles Giordano se trouvait en face de l’ascenseur. Entrouverte, elle paraissait plongée dans l’obscurité. Bien que la fenêtre donnât au nord, les rideaux étaient tirés et la jeune femme dut attendre que sa vision se fût accommodée à la pénombre pour apercevoir, installé dans un fauteuil, un homme qui somnolait.

- Monsieur Giordano, chuchota-t-elle à plusieurs reprises, en s’approchant du vieil homme.

Elle ne le reconnut qu’au moment où il ouvrit ses yeux pour la contempler d’un air hébété.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-il.

- Sahra Manet, celle qui vous a racheté votre magasin.

Il y avait de quoi être inquiet. Le vieillard – car son état physique et l’atonie de sa voix ne laissaient rien présager de bon quant à son état intellectuel – se redressa légèrement pour mieux voir celle qui lui rendait visite. Soudain, son visage s’illumina d’un sourire qui le fit rajeunir.

- Je vous reconnais, dit-il. Vous avez repris mon dépôt-vente. C’est gentil de venir me voir. Je ne vois pas grand monde. Ma fille ne vient qu’une fois par semaine, le samedi ou le dimanche, ça dépend.

Il faisait pitié à voir, recroquevillé dans une vieille robe de chambre en pilou, trop grande pour lui et usée jusqu’à la corde. Sa famille ne semblait pas s’en préoccuper beaucoup. Sahra sortit de son sac la boîte de macarons achetée le matin même et la lui tendit. Une larme coula sur la joue du vieillard et, de ses lèvres desséchées, elle crut entendre sortir un « Merci, c’est très gentil », plein de trémolos. Elle s’assit sur le bord du lit pour engager la conversation.

- Pourquoi ne sortez-vous pas de votre chambre pour prendre l’air ? Il fait bon dehors. Voulez-vous que je vous accompagne dans le parc ? lui proposa-t-elle en avisant le fauteuil roulant rangé de l’autre côté du lit.

- C’est ma phlébite qui m’empêche de me déplacer. Je pourrais prendre mon fauteuil mais je suis trop faible pour le manœuvrer. Je dois demander de l’aide et j’ai l’impression de déranger.

Sahra l’aida à se lever et, tant bien que mal, parvint à l’installer dans le fauteuil. Le vieux brocanteur semblait transporté de plaisir.

- Vous êtes aussi gentille que vous êtes jolie, lui lança-t-il, profitant de l’intimité de l’ascenseur, craignant sans doute d’être entendu par les autres pensionnaires ou par le personnel.

Sahra reprenait espoir. Même grabataire, un vieux qui vous fait la cour ne peut pas avoir perdu toutes ses facultés intellectuelles. Elle choisit de l’emmener à l’ombre d’un arbre, à l’écart des autres pensionnaires et à proximité d’un banc, pour une interview dont elle attendait beaucoup. Une vieille arc-boutée sur sa canne passa à proximité et s’arrêta quelques instants pour leur parler du temps, des bienfaits des promenades dans le parc, de sa surprise de le voir ici, lui qui ne sortait jamais, pour lui demander si la jeune femme qui l’accompagnait était sa fille ou sa petite fille, si elle avait fait beaucoup de route pour venir le voir, que ça le changeait de son autre fille qui ne le sortait pas et qui ne restait jamais longtemps. Sahra vit venir l’instant où elle allait s’asseoir sur le banc pour prolonger son bavardage. Enfin, la vieille s’éloigna.

- C’est une emmerdeuse, lâcha le père Giordano. Elle n’arrête pas de jacasser et d’enquiquiner tout le monde. Une véritable pipelette et une langue de vipère. Je préfère de loin votre compagnie. Mais qu’est-ce qui vous amène ici ?

- Rien de grave, monsieur Giordano, rien de grave. Juste quelques objets que j’ai vendus et dont je ne connais pas le propriétaire. De ce fait, je ne peux pas lui reverser sa part de la vente. Je voulais savoir si vous saviez où le trouver.

- Et vous avez fait toute cette route rien que pour ça ?

Sahra était honteuse d’avoir menti à ce vieil homme. Elle n’avait trouvé que ce pitoyable mensonge comme seule explication plausible à sa venue. Et tout cela pour s’apercevoir que cet argument était irréaliste et que le vieux brocanteur n’était pas dupe.

Elle décida de jouer franc jeu. Le vieux bonhomme méritait ce respect.

- En vérité, le nom du propriétaire de ces objets est mentionné dans Var-Matin dans un article consacré aux meurtres commis en Dracénie.

- C’est vrai qu’il s’en passe de belles là-bas ! s’exclama-t-il. J’ai suivi ça à la télé. Une drôle d’histoire !

- Une drôle d’histoire, en effet. Mais mon client n’a peut-être rien à voir avec ces meurtres.

Le vieux brocanteur posa sa main sur son bras.

- Et comment s’appelle-t-il votre bonhomme ?

- Laffont. Antoine Laffont. Vous souvenez-vous de lui ?

- Et comment que je m’en souviens ! Un drôle de type que ce client-là !

Sahra jubilait. Le père Giordano n’avait pas perdu la mémoire. Mieux. Ce Laffont l’avait marqué. Elle se préparait peut-être à apprendre un tas de choses sur ce type.

- Parlez-moi de lui. Vous souvenez-vous de son adresse ?

- Si je vous dis que c’était un drôle de type, c’est bien pour ça. Il a refusé de me communiquer son adresse, m’a juste donné un numéro de portable. J’ai eu l’impression que ce gars-là se débarrassait de ses meubles et se moquait de savoir s’ils seraient vendus ou pas. J’ai eu l’impression qu’il liquidait tout pour s’enfuir, sans qu’on puisse le retrouver grâce aux déménageurs. Ça se lisait sur sa figure. Pas franc du collier. Et triste. Oui, triste, comme un type qui vient de traverser un grand malheur. Il avait peut-être perdu un enfant car il y avait plein de jouets dans le lot. C’est bien ça ?

- C’est bien ça !

Le vieux avait une mémoire impressionnante et un sens de l’observation étonnamment développé. Fin psychologue, le père Giordano ! Il devait en savoir plus.

- Ce n’est pas vous qui êtes venu chercher le lot de meubles et d’objets chez lui ?

- Non. Il m’a dit qu’il possédait une camionnette et qu’il m’apporterait tout lui-même. Même pas un copain ou un parent pour l’aider. Il n’a même pas discuté des prix qu’il souhaitait. « Faites pour le mieux », qu’il m’a dit. Ça voulait dire « Je m’en fous ». Vous pouvez vendre tout ce capharnaüm et empocher l’argent. Vous ne le reverrez jamais.

Sahra hésita quelques secondes.

- Et pour cause, lui répondit-elle, si c’est bien lui, il est mort il y a quinze ans, assassiné avec sa femme. Par leur fille.

- C’est parce qu’ils lui avaient piqué ses jouets, plaisanta le vieux, en riant à gorge déployée.

« Facétieux avec ça ! », se dit Shara, de plus en plus épatée par l’ancien brocanteur.

- Et vous n’avez aucune idée de l’endroit où il habitait ?

C’est alors que la jeune femme qui avait imaginé être au bout de ses surprises resta bouche bée en entendant la réponse du vieil homme.

- J’ai peut-être une petite idée là-dessus. Je veux bien vous la confier si vous allez m’acheter en douce un paquet de cigarettes. Et des allumettes.

Il y avait des jours comme celui-là où il fallait s’attendre à tout. Allait-elle céder à ce qui ressemblait à un caprice de vieillard sénile ? Et s’il mettait le feu à sa chambre ? L’espace d’une seconde ou deux, elle hésita. Qu’allait-il exiger d’autre à son retour ? Qu’elle lui montre sa culotte ou, pire, qu’il exige de toucher son intimité ? Une de ces lubies de vieillard priapique, même pas vicelard mais tout simplement déphasé. Elle finit par s’exécuter.

- Je reste là à vous attendre. Des brunes, lui lança-t-il, alors qu’elle s’éloignait. Sans filtres surtout !

A son retour, Giordano était toujours là. Il s’était même assoupi. Elle glissa discrètement le paquet de cigarettes ainsi que la boîte d’allumettes entre la cuisse du vieux et le rebord du fauteuil. L’ancien brocanteur se réveilla et lui adressa un sourire de reconnaissance.

- A présent, j’ai bien mérité que vous me répondiez. Savez-vous où il habitait ?

- Il n’était pas bien futé. Il est venu déposer son bric-à-brac avec sa camionnette. Sur le côté, il y avait encore les traces d’une inscription. Vous savez, avec ces lettres autocollantes. Elles avaient été arrachées mais on devinait encore leur trace. Domaine Saint-Pierre. C’est à Figanières.

- Vous en êtes vraiment sûr ?

- Et comment ! répliqua Giordano. Quand j’ai réussi à vendre un ou deux bibelots, j’ai téléphoné là-bas pour essayer de le contacter et de lui verser sa part sur la vente. On m’a répondu qu’il avait disparu. C’était le régisseur. Il occupait un vieux corps de ferme où était installé le chai et où il logeait. On m’a dit qu’un jour il avait disparu brutalement avec sa famille, sans donner d’explications et qu’on ignorait où il était allé.

- Et ce domaine, comment s’y rend-on ?

Le vieux la considéra avec un peu d’inquiétude dans le regard.

- Ma jolie, si comme vous me l’avez dit, ce type trempe dans une affaire criminelle, vous devriez être prudente. Qu’est-ce que vous allez faire là-haut ? Mener votre enquête ? A quoi ça vous mènera ? Vous ferez mieux d’aller voir la gendarmerie.

Sahra ne put faire autrement que de lui retourner un sourire désabusé.

- Vous savez, monsieur Giordano, dans ma vie, je n’ai jamais été capable du mieux. Quand j’excellais, j’étais tout juste capable du moins mal. Et puis les gendarmes, c’est une espèce qui ne m’a jamais porté chance. Alors, j’ai appris à me passer d’eux quand j’avais des soucis et à me débrouiller seule. J’ai un ami qui a des ennuis à cause de cette affaire. Je cherche à l’aider. Voilà tout ! C’est gentil de vous soucier de moi mais ne vous inquiétez pas. Je ne risque rien.

Le vieil homme lui retourna son sourire, avec au fond des yeux, comme le regret de toute une vie.

- Quand j’étais jeune, c’est une femme comme vous qu’il m’aurait fallu, plutôt que Geneviève, cette bonne à rien qui m’a laissé tomber, après m’avoir fait cette fille qui s’occupe à peine de moi et qui refuse de m’apporter des clopes. Vous, vous êtes quelqu’un. Votre ami a de la chance.

Giordano lui donna des indications apparemment suffisantes pour trouver sans difficulté le domaine Saint-Pierre. Sahra quitta la pièce après un ultime petit geste de la main. Elle y avait mis toute la tendresse dont elle était capable. Un remerciement en même temps qu’un adieu.

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