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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 20:24

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Le texte de la quatrième de couverture annonce un polar : après la mort tragique de son fils et la fin de son couple qui n’a pas survécu à ce drame, Fin MacLeod,un ex-policier, retourne sur sa terre natale, au nord des îles Hébrides, pour restaurer la maison de ses parents. Voilà qu’à son arrivée, on découvre, sous la tourbe, le corps d’un jeune homme tué une cinquantaine d’années plus tôt. Qui était-il et qui l’a tué ? Ce sont les questions auxquelles Fin MacLeod va tenter de trouver des réponses. Au-delà d’un simple et énième polar, c’est un fabuleux roman que nous livre là Peter MAY, un de ces romans qui renvoient à des chefs-d’œuvre comme « Seul le silence » de RJ ELLORY. Certes, le lecteur est confronté à une intrigue policière mais aussi et surtout à une prodigieuse fresque historique et sociale qui raconte de façon émouvante l’histoire tragique de ces orphelins que l’église catholique déportait sur les îles Hébrides pour servir d’esclaves à des familles d’accueil. Dans cette description d’une société rurale rude du milieu du XXe siècle, on retrouve des échos des évocations de l’Islande de Indridason ou de la Norvège de Unni Lindell. On y retrouve à coup sûr des accents propres à cette littérature nordique qui ne se contente pas de nous offrir des intrigues policières mais les insère dans un environnement déroutant et envoûtant qui devient, autant que le suspense, le moteur du roman. On se laisse prendre par ce récit, servi par un style séduisant, faisant alterner les époques et les points de vue. Le regard que porte le vieux MacBride, atteint de démence,  sur sa vie et sur ce qui l’entoure est parfaitement rendu et sert efficacement le récit. A la fin, le suspense et l’action reprennent clairement leurs droits pour un final en apothéose. Une belle réussite que ce roman que je recommande vivement, au-delà du cercle bien spécifique des amateurs de polars, à tous ceux qui aiment la belle littérature et le mystère.

 

L’homme de Lewis, de Peter MAY, Editions du Rouergue, 2011, 380 pages.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 12:31

Lucas Corso, mercenaire de la bibliophilie et chasseur de livres, reçoit de la part de clients la double mission d’authentifier un chapitre manuscrit des Trois mousquetaires et de déchiffrer l’énigme d’un étrange livre, Les neuf portes du royaume des ombres, brûlé en 1666, en même temps que son auteur, sur ordre du Saint-Office. Voilà posé, selon les termes mêmes du texte de la quatrième de couverture, le cadre de cette histoire qui va conduire le personnage principal de Tolède à Paris, en passant par le Portugal. Corso va vivre un parcours semé d’embûches et de chausse-trapes, être confronté à d’autres personnages dont il aura toutes les peines du monde à reconnaître en eux amis ou ennemis et, pour couronner le tout, se colleter avec un défi qui lui paraîtra de plus en plus opaque et insurmontable. Il s’agit indéniablement d’un roman d’aventures, bourré d’action mais aussi d’un ouvrage d’initiation à la bibliophilie en même temps qu’à la démonologie. En effet, les livres rares à la recherche desquels s’est lancé Corso ne sont ni plus ni moins que des ouvrages initiatiques et ésotériques qui recèlent un rituel permettant de convoquer le Diable. Club Dumas est aussi un formidable monument de culture dédié à la bibliophilie. Soit Pérez-Reverte est un bibliophile averti auquel cas, sa culture en ce domaine est assez impressionnante, soit il a conduit un énorme travail de documentation, soit encore il possède une inventivité hors normes car les planches reproduites dans le roman comme les références bibliographiques paraissent plus vraies que nature. Seul inconvénient : les données et considérations d’ordre bibliophilique sont quelque peu envahissantes. Même si elles se trouvent au cœur même de l’intrigue, elles auraient gagné à être moins importantes pour être plus digestes et ne pas alourdir inutilement la lecture. Pour autant, je suis allé avec beaucoup d’intérêt jusqu’au terme de ce passionnant roman dont le dénouement est à l’image du livre : étonnant et inattendu. Un bon moment de lecture que je n’hésite pas à recommander.

 

Club Dumas, de Arturo Pérez-Reverte, JC. Lattès, 1994, 390 pages.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:25

Dans un article publié récemment dans le quotidien l’Union, Dominique Berthéas pointe du doigt l’un des personnages de Portrait-robot, en observant que j’en brosse une description «  corsée ». Situation effectivement curieuse, voire paradoxale, compte-tenu de mon parcours professionnel. Ce à quoi je réponds, dans l’interview, que ce personnage est trop caricatural pour être vrai. Ce qui est juste. Ce type d’inspecteur n’existe pas, Dieu merci ! Tout du moins, peut-on l’espérer. En écrivant ces lignes, je serais toutefois bien incapable de dire si le fait que j’ai forcé le trait correspond aux besoins de l’intrigue ou s’il s’agit pour moi d’une forme de catharsis après trente années passées dans le costume d’un inspecteur de l’éducation nationale. Car il s’agit bien du portrait d’un inspecteur de l’éducation nationale. Dans le premier cas de figure, il me fallait un personnage antipathique, susceptible de mettre en valeur la personnalité de Tragos, mon policier, une sorte de repoussoir ; dans le second cas de figure, sans doute faut-il y voir, à l’image du personnage d’Arcimboldo, une synthèse fictive et outrancière de quelques-unes des personnalités que j’ai côtoyées au cours de ma carrière et, probablement, pour commencer, de moi-même. Ce n’est certes pas un autoportrait car je ne pense pas correspondre au personnage mais sans doute présente-t-il un certain nombre de caractéristiques communes à l’ensemble d’une profession que j’ai par ailleurs aimée et estimée, estimable et aimable qu’elle est dans son ensemble. Ce chapitre m’a sans doute permis de mener une forme d’analyse, une catharsis pour reprendre le terme évoqué plus haut. J’ai beaucoup d’amitié pour mes collègues dont beaucoup sont des amis et dont aucun d’entre eux ne ressemble vraiment à cette caricature mais dont tous, moi inclus, lui empruntent forcément, à un moment ou à un autre, certains traits. Un personnage purement imaginaire donc mais dont la description par contre est incluse à un réquisitoire sur l’Ecole qui, lui, correspond à une réalité. Réalité dont je ne peux me désolidariser totalement car j’y ai nécessairement participé dans certains aspects de mon travail. Que le lecteur ne garde pas à l’esprit cette image du corps inspectoral mais qu’il considère tout simplement ce personnage comme tous les acteurs fictifs qui jalonnent les romans et les animent. Peut-être faut-il y voir, in fine, une image d’un métier souvent décrié, image dont j’ai toujours voulu me défendre et que ce roman m’aurait permis d’exorciser. Faire d’une réalité qu’on redoute une fiction outrancière est une façon comme une autre de la nier. Une forme de distanciation, en quelque sorte !

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 18:57

C'est un article plutôt flatteur que m'a consacré cette semaine le quotidien L'Union. La journaliste n'a pas hésité à établir un lien entre Fred Vargas ou Henning Mankell et votre modeste serviteur. Ce rapprochement me plonge dans la confusion la plus totale mais, pour autant, je ne boude pas mon plaisir. Le verdict viendra in fine des lecteurs qui oseront se lancer dans la lecture de mes polars.

 

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/jean-michel-lecocq-nouveau-maitre-du-polar

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 09:49

Le quotidien régional L'Union vient de publier un article consacré à la sortie de mon nouveau polar "Portrait-robot". Je ne boude pas mon plaisir devant ce torrent d'éloges, en espérant que les lecteurs partageront l'avis de la journaliste.article-de-l-union-relatif-a-portrait-robot-copie-1.jpg

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 09:44

Le quotidien l'Union vient de publier un article à propos de la sortie de mon nouveau polar et je reconnais qu'il fait fort. Je ne boude pas mon plaisir, en espérant que les lecteurs partageront l'avis de la journaliste.article-de-l-union-relatif-a-portrait-robot.jpg

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:52

Dans une chronique consacrée à « 24 » qui, comme chacun le sait, est un polar historique dont l’intrigue se situe au XVIe siècle, un journaliste a dit de moi que je marchais sur les traces d’Alexandre Dumas et de Michel Zevaco ( 1 ). Ce jugement m’est allé droit au cœur, non pas tant parce mon ego se trouvait flatté de me voir comparer à ces deux grands de la littérature mais surtout parce qu’il me rangeait dans la catégorie des auteurs de romans populaires. Ces deux grands feuilletonistes sont en effet catalogués comme des auteurs populaires. Ils s’adressaient avant tout à un large public, avant tout friand d’une littérature accessible, distrayante et essentiellement narrative. Ces récits, diffusés au XIXe siècle, sous la forme de feuilletons, dans des livraisons périodiques que le grand public attendait avec impatience, sont devenus des chefs-d’œuvre de la littérature française : Les trois mousquetaires, Le vicomte de Bragelonne, Le comte de Monte-Christo et bien d’autres œuvres du même genre relèvent de cette littérature qu’on taxerait peut-être aujourd’hui d’être de la littérature « de gare ». Dans « Club Dumas », Arturo Pérez-Reverte en parle très bien. Je me flatte d’être rangé dans cette catégorie, aux côtés de ces illustres devanciers. Mon plaisir consiste à raconter des histoires, en me servant d’ingrédients que j’estime fondamentaux, au premier rang desquels le voyage, l’action, l’aventure. Certes, j’aime camper des décors, brosser le portrait de personnages originaux, juste ce qu’il faut pour servir le récit mais sans lui nuire ( 2 ). Je ne me reconnais pas dans les pavés, très fréquents dans la littérature policière actuelle, où descriptions et considérations psychosociologiques prennent le pas sur l’action, alimentent des longueurs, ralentissent la lecture et finissent par rebuter le lecteur. Il y a certainement un lectorat pour ce type de romans mais ce n’est pas le lectorat populaire que je souhaite atteindre et qui correspond à celui auquel s’adressaient Dumas et Zévaco.

(1)    Voir sur ce blog la chronique de radio Massiabelle dans la rubrique « Mes romans ».

(2)    Voir sur ce blog les rubriques « Les lieux », « Les personnages ».  

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:40

C’est un polar plaisant que ce « Muséum » qui tient les promesses du texte de la quatrième de couverture. Il y a totale unité de lieu, à peu de choses près, puisque, pour quatre-vingt dix pour cent, l’intrigue se déroule au cœur du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Des meurtres surviennent frappant des scientifiques qui travaillent pour cette honorable institution. Léopoldine, bibliothécaire de son état, et Peter Osmond, paléontologue et géologue américain, vont-ils parvenir, en unissant leurs efforts, à découvrir le psychopathe qui décime les rangs du Muséum. A moins qu’il ne s’agisse d’une entreprise plus machiavélique encore dont le fin mot se trouverait derrière la guerre que se livrent les scientifiques athées et leurs collègues tentés d’introduire dans leurs recherches une dimension spirituelle. Léopoldine est chargée de mettre de l’ordre dans les collections de livres dont regorge le Muséum tandis que Peter Osmond a été requis à Paris pour faire la lumière sur une météorite retrouvée en Bretagne et qui contiendrait des éléments remettant en cause l’explication jusque là établie des origines de la vie sur terre. Cet évènement crée une émulsion dans la communauté scientifique très partagée entre thèses athées et thèses créationnistes. La part belle est faite à l’œuvre de Darwin, créateur de la théorie de l’évolution et autour duquel l’intrigue semble vouloir se centrer. Intervient également l’inévitable Teilhard de Chardin dont les travaux ont crée l’émoi au sein de l’Eglise catholique. Tous ces affrontements se trouvent reproduits au sein du Muséum. A l’intérieur de la vénérable institution, les rivalités s’exacerbent, se cristallisent autour des meurtres qui se succèdent, tous aussi effrayants les uns que les autres avec leurs mises en scène macabres. L’auteure, véronique Roy, est une scientifique et une familière du Muséum d’histoire naturelle où elle a travaillé. Cela se sent par l’abondance, la précision et la rigueur des informations scientifiques qu’elle distille au fil des pages et qui ont leur rôle à jouer dans l’intrigue. Sans qu’il s’agisse d’un polar à proprement parler ésotérique, on y trouve néanmoins des airs du Da Vinci Code, à cette différence près que le Louvre est remplacé par le Muséum. Je suppose que la réalité des relations au sein de la communauté scientifique doit être tout autre car, ici, il s’agit ni plus ni moins que d’une guerre ouverte et violente que se livrent entre eux les chercheurs. Le récit est alerte, les données scientifiques très fournies ne l’alourdissent pas trop et le suspense est bien entretenu. A vingt pages de la fin, je croyais avoir trouvé le coupable et ce n’était pas le bon. C’est un signe. Le style est assez fluide et agréable à lire. Le dénouement se fait une dizaine de pages avant la fin, le dernier chapitre ne me semblant pas absolument utile. Un bon moment de détente néanmoins et d’enrichissement de la culture scientifique du lecteur non initié.

Muséum, dmuseum-copie-2.jpge véronique ROY, Ed. libra Diffusio ( Gros caractères ), 2007, 428 pages.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:13

Ellis Peters est surtout connue pour être l'auteure des enquêtes du fameux moine Cadfaël, adapté pour la télévision. Voilà pour l'auteure. Quant au roman, en voici un bref commentaire :

Quand le conseiller juridique de son oncle demande à la rencontrer, Charlotte Rossignol découvre que cet oncle, Alan Morris, archéologue de son état, qu’au demeurant elle n’a jamais rencontré, a disparu lors d’une mission en Turquie. Il n’a donné aucun signe de vie depuis plus d’un an alors qu’il devrait être de retour depuis un bon moment. Curieuse, Charlotte décide de se rendre sur le dernier site européen sur lequel son oncle est réputé avoir effectué des fouilles avant son départ. Il s’agit de l’antique ville romaine de Aurae Phiala, située quelque part au Pays de galles. Elle y découvre un monde étrange qui va être le théâtre d’évènements non moins mystérieux. Voilà le point de départ de ce polar qui se nourrit au terreau de l’archéologie, avec une galerie de personnages surprenants qui vont accompagner Charlotte jusqu’à la résolution du mystère de la disparition de son oncle. C’est un bon polar, bien écrit, d’un style certes parfois un peu ampoulé et pas toujours simple à pénétrer, mais dans une langue bien maîtrisée. L’intrigue finit par être prenante, l’action et le suspense se maintiennent tout au long de l’histoire. En somme, un roman qu’on lit avec plaisir et au bout duquel on a envie de se laisser entraîner. Seul le titre est un peu en décalage car il ne correspond qu’à un moment très limité du récit. Il pourrait suggérer un contenu tout autre. Ne pas s’y fier.

108_0752.JPGL'enterré vif, de Ellis Peters, 10/18, 2001, 285 pages.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:22

 

Sweeney, un journaliste à la dérive, se retrouve un soir sur le théâtre d’une agression dont a été victime une jeune et jolie femme. La victime s’en sort avec une blessure légère à l’abdomen, sauvée visiblement par la présence et l’intervention de son chien, mais son agression survient dans un contexte particulier. En effet, un tueur que tout le monde surnomme l’éventreur en est à son quatrième meurtre, toujours sur de jeunes et jolies femmes blondes. Sweeney, que son journal sollicite à nouveau pour apporter son témoignage, reprend du service et conduit une enquête journalistique approfondie, en jouant au chat et à la souris avec la police qui le tient dans la liste de ses suspects. Avec « La belle et la bête », Fredric Brown nous livre là un polar parfaitement calibré comme savent les concocter les auteurs américains. On y retrouve les ingrédients classiques : l’alcool, les rapports ambivalents entre la police et la presse et un zeste de marginalité chez ce personnage décalé et sympathique qui va finir par provoquer l’assassin et faire surgir la vérité. Un très bon polar qui date un peu mais qui est bien écrit et qui se lit facilement. A découvrir !

La belle et la bête, de Frédric Brown,  Folio policier, juin 2003, 108_0750.JPG265 pages.

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