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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:42

saint-germain.jpgLa sortie de « Rejoins la meute » est prévue pour mars 2014. Ce polar voit l’apparition du commissaire Payardelle et de son équipe, personnages destinés à devenir récurrents. Des assassinats collectifs, inspirés de rituels médiévaux, ont été commis dans différents lieux des Cévennes entre 2005 et 2006. Les enquêtes menées par la gendarmerie et le SRPJ de Montpellier n’ont pas abouti. Cinq ans plus tard, une équipe spéciale est envoyée de Paris pour essayer de tirer enfin au clair cette affaire. Au gré de leurs pérégrinations dans les Cévennes et en Ecosse, le commissaire Payardelle et ses adjoints viendront-ils à bout de ce dossier ?

Extrait :

En accomplissant la dernière centaine de mètres qui le séparait de son but, Gédéon pestait contre le temps, contre les choix incompréhensibles des Johnston et contre mille autres choses encore, pour oublier sa fatigue et l’engourdissement de ses orteils. Il y avait une route de l’autre côté. Elle empruntait la ligne des crêtes et permettait d’atteindre le village  au prix d’un détour de cinq kilomètres. Par ce temps, elle était impraticable, même pour le 4x4 de Johnston. De toute façon, dans son état et par ce temps, la petite ne pouvait pas mettre le nez dehors. Ils étaient donc nécessairement chez eux, dans le noir, chauffés on ne savait comment, peut-être dans l’incapacité d’allumer le feu. Tout cela n’était pas bon signe et Gédéon commençait à ressentir de l’inquiétude. Ce sentiment augmentait à mesure qu’il approchait de la maison qui paraissait vide de ses occupants. 

    Parvenu sur le seuil, il frappa plusieurs coups sur la porte, sans obtenir de réponse. Il les renouvela, en redoublant la force de ses coups. La maison était vide et la porte n’était pas fermée à clef. Il la repoussa lentement et s’engagea à l’intérieur. La réfraction de la lumière sur la neige créait à l’intérieur une luminosité accrue. Tout semblait en ordre. Il appela mais n’obtint toujours pas de réponse. Par la fenêtre du couloir, il aperçut le 4x4 rangé à l’arrière de la maison, sous son auvent. Où étaient-ils allés ? Comment avaient-ils fait pour quitter cette maison sans leur véhicule ? Pour quelle raison ? Que ce fût dans la cuisine ou dans le living, les poêles étaient éteints. Les cendres étaient froides. Ils n’avaient pas passé la nuit ici. Quelqu’un était-il venu les chercher avant la tempête ? C’était l’hypothèse la plus probable. Il avança dans le couloir qui menait aux chambres. Il poussa une à une les portes. Elles étaient vides, comme l’étaient la cuisine, le séjour ou le bureau de Samuel. Gédéon devait se rendre à l’évidence. Il avait accompli et subi ce trajet si pénible pour rien. Il se préparait à redescendre lorsque le bon sens éclata dans son esprit, jusque-là sans doute mal irrigué en raison de l’effort consenti. Il extirpa de sa poche son téléphone portable, sélectionna dans son répertoire le numéro du mobile de Samuel Johnston et commanda l’appel. Une sonnerie. Deux sonneries. Trois. Ce fut à la quatrième qu’il remarqua l’anomalie. Les sonneries qu’il entendait n’étaient pas celles de son portable. Pas uniquement, en tout cas. Un autre portable sonnait, au rythme du sien. Cela venait de l’extérieur, derrière la maison. Il traversa la cuisine et poussa la porte qui donnait sur l’arrière. Le battant buta contre un obstacle. C’était une sorte de monticule. Gédéon chassa la neige sous laquelle le portable avait cessé de sonner. La sonnerie venait bien de là, plus précisément de l’intérieur de la veste de Johnston dont le visage apparut sous une légère pellicule de glace qui s’était formée pendant la nuit. Son corps était lacéré par de profondes entailles par lesquelles il avait perdu tout son sang. Gédéon comprit que les deux autres monticules qui se trouvaient à quelques mètres de là contenaient les corps sans vie d’Ann et de sa mère. La neige ne portait aucune trace de sang. Tout cela avait dû se produire avant la tempête. La famille Johnston gisait là, sous la neige, décimée par ce qui, à première vue, devait être un sabre ou quelque chose d’approchant. Rassemblant ses dernières forces, Gédéon eut le courage de dégager les deux autres corps, Marthe d’abord, puis Ann. C’est en découvrant le corps mutilé de la fillette qu’il s’effondra de tout son long dans la neige et se mit à vomir. Il fut soudain agité de tremblements. Ses sanglots résonnaient dans l’immensité glaciale comme les râles d’un animal blessé. Il demeura ainsi de longues minutes, laissant l’humidité gagner ses vêtements, puis son corps. Lorsqu’il eut repris un peu ses esprits, il se redressa, extirpa à nouveau de sa poche le portable et composa le 17. Puis, joignant ses mains et fermant les yeux, il recommanda les âmes de ses amis à Dieu, avec, presque imperceptible dans sa voix, comme une note de reproche.

    Il avait beau n’être qu’un modeste pasteur de l’Eglise réformée des Cévennes, il savait qu’on ne devait pas toucher à une scène de crime. Il avait déjà suffisamment outrepassé les règles en la matière, en piétinant les lieux et en balayant la neige qui recouvrait les victimes, pour aller plus loin. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait de rapatrier les trois corps à l’intérieur de la maison et d’allumer l’âtre pour veiller ses amis dans la chaleur d’un bon feu, comme l’aurait fait tout bon chrétien. Il se dit qu’il était l’héritier des Huguenots qui avaient vécu là, quatre siècles plus tôt, et qui avaient souffert mille fois plus que lui, qui avaient été martyrisés comme les Johnston et que, par conséquent, c’était son devoir de rester là, près d’eux, que c’était la volonté du Ciel et que, malgré ses vêtements mouillés et son corps agité de tremblements, le Tout-Puissant lui commandait de veiller sur les dépouilles de ceux qui lui avaient toujours été fidèles. Il s’agenouilla pour prier. Un vent glacé venait de se lever. La neige qui avait repris et qui tourbillonnait sous l’effet du vent commençait à le recouvrir d’un mince linceul. Les heures s’écoulèrent. Puis, un bruit de moteur s’amplifia sur la route qui venait des crêtes. Les feux d’un chasse-neige apparurent au loin. Il était suivi par plusieurs véhicules dont les gyrophares étaient allumés. Le cortège se rapprocha. Lorsque les gendarmes parvinrent enfin sur la scène de crime, il y avait quatre morts ensevelis sous la neige.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:24

la-pieere-de-sang.jpgNous sommes à Londres en 1380.  Plusieurs meurtres sont perpétrés en peu de temps. Tout d’abord, Sir Robert Kilverby, riche négociant, est assassiné dans son cabinet de travail pourtant fermé à double tour. Un peu plus tard, deux anciens archers qui avaient trouvé refuge dans l’abbaye de Saint-Fulcher sont trucidés.  En outre, l’inestimable Pierre de sang sacré qui était sous la garde de Sir Robert Kilverby a disparu. Ces crimes et ce vol sont-ils liés ? Le prêtre Althestan et le coroner Cranston mènent une enquête difficile dans l’atmosphère tumultueuse, mystérieuse et dangereuse de l’énigmatique abbaye de Saint-Fulcher. Avec ce nouvel opus, Paul Doherty nous livre une fresque grandiose du Londres de la fin du XIVe siècle et nous plonge dans un décor d’une remarquable authenticité. Tout concourt à dresser une atmosphère plus vraie que nature, du moindre détail jusqu’à la langue employée qui regorge d’expressions et de mots médiévaux. Doherty donne une véritable leçon d’histoire. Ce roman, sous-tendu par un énorme travail documentaire, est une fresque colorée et pittoresque dans laquelle le lecteur se laisse absorber. A découvrir pour celles et ceux qui aiment les polars historiques et de l’ambiance médiévale.

La pierre de sang, de Paul Doherty, 10 / 18, juin 2013, 330 pages, 8 € 10.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 12:49

fete-fatale.jpgSamantha est une femme amoureuse. Pour les quarante ans de Marty, son mari, elle souhaite organiser une fête somptueuse. Pour cela, elle cherche à retrouver des amis d’enfance de Marty, des témoignages de son passé, de sa jeunesse. Bizarrement, ses recherches restent vaines. Tout se passe comme si Marty n’avait aucun passé. Tout ce dont il lui a parlé semble n’avoir jamais existé. Le doute s’insinue dans l’esprit de Samantha qui veut éclaircir ce mystère. Ce thriller écrit il y a déjà longtemps et réédité en livre de poche comporte une indéniable dimension psychologique. L’héroïne se lance dans une enquête passionnante à l’insu de son mari dont l’auteur nous livre au compte-gouttes quelques flashes sur sa vie passée et, petit à petit, permet au lecteur de dessiner la véritable personnalité de Marty. Les derniers chapitres du roman font monter très sensiblement la tension jusqu’au dénouement, à double détente, inattendu et d’autant plus réussi. L’écriture est simple et fluide, fondée sur l’action. La description des états d’âme de Samantha constitue un plus et s’insère bien à l’action toujours présente. Par instants, on retrouve quelque chose de la manière «  Linwood Barclay ». Un excellent thriller à lire et à savourer sans retenue.

Fête fatale, de Willima Katz, Le livre de poche, octobre 2013, 285 pages, 6 € 90.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:20

instinct.jpg1 / Dans un coin reculé du Grand Nord, Kurtz, un psychopathe, cherche à se sortir d’un piège dans lequel il a été pris. Après avoir éliminé son geôlier, commence pour lui une opération survie dans la solitude et le grand froid de l’Arctique. 2 / Shan, une jeune femme amnésique, s’évade d’un hôpital berlinois. Elle n’a pour seul souvenir que celui d’une terrible tuerie dans laquelle elle semble avoir été impliquée. Pourtant, inconsciemment, elle découvre qu’elle possède des réflexes de tueur et une parfaite connaissance des villes européennes. 3 / L’Etat français réactive Eliah Daza, un commissaire à la retraite qui s’était retiré sur la côte orientale de l’Afrique dans un endroit paradisiaque et dont l’épouse autochtone attend des jumelles. Ces trois récits structurent le début de ce thriller et vont, progressivement, se rejoindre pour aboutir à Paris dans une impressionnante tentative de déstabilisation terroriste de la société. Kurtz, Shan et Daza vont, tour à tour, s’affronter ou coopérer pour on ne sait vraiment quel objectif jusqu’au dénouement assez surprenant et déjouant les codes habituels de ce genre de thriller. « Instinct » est un de ces pavés qui font peur tant on redoute un possible côté indigeste de l’histoire ou d’inévitables longueurs. Rien de tout cela. On se laisse prendre par l’intrigue dès les premières pages et on vient aisément à bout du pavé, avec un plaisir renouvelé au fil des pages. C’était le premier opus de Jérôme Camut et Nathalie Hug que j’avais l’occasion de lire et je dois reconnaître que ce fut une très agréable découverte. Il semble même que j’ai commencé avec cet opus par la fin d’une trilogie. Pour autant, j’ai eu le sentiment que ce roman se suffisait à lui-même. L’histoire est cohérente, le style est agréable, le suspense bien entretenu et le dénouement est original. Pour éclairer la lanterne des amateurs de thrillers, Jérôme Camut et Nathalie Hug sont un peu sur le versant Thilliez ou Giébel, mais avec leur propre spécificité et un style bien particulier. Bravo pour l’homogénéité du récit s’agissant d’un thriller écrit à quatre mains. Somme toute, un très bon thriller que je recommande volontiers.

Instinct, de Jérôme Camut et Nathalie Hug, Le livre de poche, mai 2009, 619 pages, 8 euros.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:59

Saint-Michel.jpgComment qualifier ce polar, que j’ai trouvé au demeurant sympathique, sans le traiter avec condescendance ? Familial ? Un peu popote ? Provincial ? Paternaliste ?… Je ne trouve pas le qualificatif le mieux adapté. Peut-être un mot ou une expression à inventer qui serait une synthèse de tous ceux-là. Une histoire de famille entre Séraphin Cantarel, son épouse Hélène et leur protégé Théodore, jeune et brillant fonctionnaire du ministère de la culture. A eux trois, ils vont résoudre une série de meurtres qui frappe des moines du Mont-Saint-Michel où Cantarel, conservateur en chef des monuments de France, est venu préparer l’opération de réfection de l’archange qui couronne la cathédrale. Une intrigue gentillette qui se laisse déguster, avec des personnages sympathiques et très « province ». C’est bien écrit, le suspense certes n’est pas intense mais assez bien distillé. Je comprends que Jean-Pierre Alaux soit l’auteur de romans adaptés à la télévision ( Le sang de la vigne, avec Pierre Arditi ). Ici aussi, la gastronomie tient une place centrale avec notamment l’auberge de la Mère Poulard. Finalement, je crois que j’ai trouvé comment qualifier cette histoire : un bon scénario pour une honnête série télévisée. J’ai passé un agréable moment sans pour autant porter ce polar au pinacle.

Saint-Michel, priez pour eux ! de Jean-Pierre Alaux, 10 / 18, 212 pages.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:05

puzzle.jpgIlan Dedisset et son amie Chloé sont des accros des jeux du style chasses au trésor et, malgré leur séparation, ils sont engagés dans un défi qui porte bien son nom « Paranoïa ». Huit concurrents ont été sélectionnés pour être les finalistes. Chloé et Ilan en font partie. Ils se retrouvent dans un hôpital psychiatrique désaffecté, quelque part dans les Alpes, loin de tout. L’enjeu est motivant : trois cent mille euros. Une tempête de neige et de solides cadenas leur interdisent toute fuite. Commencent alors un huit-clos oppressant où chaque joueur doit se défier des autres. Certes, rien de neuf dans ce thriller dont le sujet ressemble à celui de Shutter island mais, pour autant, contrairement à certains commentateurs, j’ai été happé par l’histoire et je me suis laissé conduire jusqu’au bout même si, assez vite, j’ai pressenti le dénouement. Il est vrai que j’ai davantage aimé les autres opus de Franck Thilliez mais celui-là possède néanmoins de solides qualités. Pas au niveau de l’écriture qui est un cran en-dessous mais au niveau de la structure du récit. Il n’y a pas de temps morts. En conclusion, un bon thriller mais pas le meilleur de Thilliez.

Puzzle, de Franck Thilliez, Ed. Fleuve noir, septembre 2013, 430 pages, 20 euros 90.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:51

la-maison-des-miroirs.jpgLa maison des miroirs est une nouvelle aventure inédite de Charlie Parker, le détective privé cher à John Connolly . Avec ses 158 pages, c’est une nouvelle plutôt qu’un roman. Dans une petite ville du nord-est des Etats-Unis, John Grady  a enlevé et tué quatre enfants avant d’être démasqué et de se donner la mort au moment de son arrestation. Le père de l’une des jeunes victimes a racheté la maison de Grady et la conserve en l’état à la manière d’une sorte de mausolée comme s’il voulait préserver le cadre dans lequel sa fille a trouvé la mort. Un jour, la photo d’une fillette est déposée par un inconnu dans la maison désertée à l’intérieur de laquelle peu d’hommes osent pourtant s’aventurer. Matheson, le nouveau propriétaire de la maison engage Charlie Parker pour qu’il enquête sur cette photo car il pressent le pire pour la fillette inconnue. Le détective va déployer toutes les ressources de son talent et mobiliser toutes ses relations pour venir à bout d’une enquête difficile qui débouchera sur un dénouement inattendu. Un excellent Connolly, bien écrit et dans lequel des personnages bien campés servent efficacement une intrigue prenante. Un très agréable moment de détente et de suspense.

La maison des miroirs, de John Connolly, Pocket éditions, juin 2013, 157 pages,  2 euros 90.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:28

108 0756-copie-1Juliette, un si joli prénom pourtant... mais qu'elle déteste, tout comme elle déteste ses parents. Jolie comme un coeur, frêle et délicate, prisonnière d'un lourd secret, une meurtrière pourtant... évadée de l'hôpital psychiatrique où elle a été enfermée contre son gré, dans l'indifférence générale. Juliette, devenue Clara, s'échappe de sa prison pour tuer de sang froid, encore et encore... Aussi, lorsque bien des années plus tard des meurtres sont commis dans le département du Var, la petite ville est sous le choc, les faits se reproduisent à l'identique à quinze ans d'intervalle et mille kilomètres de distance... même façon de procéder, aucun témoin semble-t-il. Pire, les balles proviennent de l'arme que Juliette a utilisée... sauf que Juliette n'est plus, son corps gît dans la forêt des Ardennes depuis fort longtemps maintenant.
Une enquête complexe, déroutante, impossible attend le capitaine Tragos qui se trouve face à un vrai puzzle dont certaines pièces sont manquantes...

Avec "Portrait-Robot", nous quittons le XVIe siècle, cher à l'auteur, pour une plongée quelques siècles plus tard à cheval entre XXe et XXIe. A la fois thriller et polar psychologique, "Portrait-Robot" est un petit bijou, un travail d'écriture minutieux, une enquête passionnante, réfléchie et mûrie avec habileté, brio et imagination. A l'image de son capitaine Tragos qui n'hésite pas à parcourir de nombreux kilomètres pour les besoins de l'enquête et qui, le soir venu, déambule dans les rues de la ville pour surprendre les conversations, glaner des informations, l'auteur n'hésite pas à balader son lecteur au coeur de deux enquêtes qui se rejoignent pour n'en former qu'une seule, deux enquêtes dont l'une est le point de départ et l'autre l'aboutissement quinze ans plus tard. Le lien entre les deux se fait avec une aisance déconcertante, tant l'écriture est fluide, la progression constante et la logique implacable.
L'enquête est menée de façon méthodique, à la manière d'un psychanalyste conduisant sa séance et celle d'un fin limier menant son investigation. Les portraits et personnalités sont décortiqués, les raisonnements cohérents, l'action énergique, le rythme soutenu, la curiosité du lecteur sans cesse mise à l'épreuve. C'est un véritable jeu de patience, un puzzle en construction, où petit à petit les pièces s'ordonnent, s'imbriquent les unes aux autres pour trouver leur place définitive.
A plusieurs reprises, le lecteur se dit "Ah ! J'ai trouvé !" presque déçu d'avoir compris si vite, mais ce serait méconnaître l'auteur qui a plus d'un tour dans son sac et surtout beaucoup de talent pour brouiller les pistes et ne pas céder à la facilité. Bien au contraire, il bouscule son lecteur, lui imposant un effort de réflexion pour mériter un dénouement tant espéré.
Vous l'aurez compris, c'est un thriller qui m'a fait passer quelques heures absolument délicieuses, avec une expression écrite riche, une maîtrise de la langue française parfaite où le moindre mot est méticuleusement sélectionné... Que du bonheur, merci monsieur !

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:47

Couverture du Christ jaune (3)Un commentaire très flatteur d'un lecteur, posté sur la page Facebook du "Christ jaune" :

 

Aujourd'hui je viens de terminer Le Christ jaune de Jean-Michel Lecocq, polar commencé il y a quelques jours et qui lentement a absorbé toute mon attention ... voilà un bouquin qui a le mérite d'être passionnant, culturel, tout en gardant sa spécificité et ses intrigues, un bouquin magnifique, avec une écriture fluide emplie de culture d'une rare intelligence ! Je recommande cet ouvrage avec force ... J'avais déjà dévoré "le Le secret des Toscans, et "24" ... Le Christ jaune a été un régal !!! Merci ...

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 11:01

jm-en-signature.jpgJe vous remercie, vous qui rendez visite à mon blog. J'espère que vous appréciez son contenu et qu'il vous apporte les réponses que vous étiez venus éventuellement y chercher. Vous pouvez, pour chaque article, laisser un commentaire. Par ailleurs, n'hésitez pas à vous rendre sur ma page-auteur sur Facebook grâce au lien suivant  https://www.facebook.com/pages/Jean-Michel-LECOCQ/109385932511403?fref=ts et, si cette page vous plaît, cliquez sur la mention J'AIME. c'est ainsi que cette page gagnera en notoriété et en visibilité. Elle vous apportera un complément d'information sur mon travail d'écriture et sur mes polars. Enfin, sur le blog, jetez un oeil sur la rubrique "Mes romans" dans laquelle je publie des extraits de mes polars. Vous pourrez ainsi vous en faire une idée plus précise et - qui sait ? - vous aurez peut-être envie de les découvrir. Enfin, si vous avez lu et aimé un des romans, prenez quelques minutes pour poster un avis qui sera très apprécié par l'auteur. Soyez toujours les bienvenus. Cordialement.

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