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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 13:07

Merci à Laurent Greusard pour sa magnifique chronique sur le site K-libre. Voici le lien :

http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=4969

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:21

Comment parler d’un roman qui a les défauts de ses qualités ? « Juste un crime » est un polar, c’est un fait assuré. Il y a d’entrée de jeu découverte d’un corps criblé de balles dans une rivière, près de Stockholm, juste après la fonte des glaces. Visiblement, le cadavre enfermé dans un sac plastique a passé l’hiver sous la glace et il est difficile de savoir d’où il a été jeté. La police ne parvient pas à l’identifier d’autant plus qu’il ne correspond à aucune disparition signalée. C’est pourtant à cette enquête difficile que vont devoir s’atteler les membres de l’équipe de la jeune commissaire Kristina Vendel qui vient d’être nommée à la tête de la brigade criminelle d’un faubourg de la capitale. L’intrigue est bien construite et on suit avec intérêt une enquête menée dans les règles de l’art, avec du suspense, des rebondissements et des enquêteurs tous intéressants à des titres divers. Et c’est là que se joue le double intérêt de ce roman et en même temps son léger défaut : dans la qualité de l’enquête policière, certes, mais aussi dans le réalisme des personnages auxquels sont consacrés des chapitres spécifiques et auxquels l’auteur sait donner de l’authenticité et de la profondeur. Par-dessus tout cela, il y a également une réflexion de nature philosophique sur la vie, nos choix, nos relations, le destin, l’amour et un tas d’autres aspects de l’existence et une description inattendue et intéressante d’une partie de la société suédoise. Une réflexion de qualité, écrite avec talent dans une langue imagée. Alors, nécessairement, cet aspect du roman ralentit le rythme de l’enquête, surtout qu’à un moment, celle-ci s’enlise. C’est le seul bémol que j’émettrai pour un polar d’une grande qualité littéraire.

Juste un crime, de Théodor Kallifatidès, Rivages Noir, février 2011, 277 pages, 8 € 60.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:28

Ce n’est pas ce nouveau roman qui risque de démentir la réputation de grande qualité des publications des éditions Lajouanie. Avec « Trouble », c’est un nouveau grand talent que cet éditeur nous propose en la personne de Stéphanie de Mecquenem. Tiphaine, une Française expatriée au Québec, y exerce la fonction de Coroner. Elle est confrontée à une vague de suicides qui concerne des jeunes filles, étudiantes en droit à l’université de Montréal. Elle subodore que ces morts qui se ressemblent trop sont peut-être autre chose que de simples suicides. Elle va enquêter et se trouver confrontée à un fléau qui pourrit notre époque et touche surtout les jeunes générations : le cyberharcèlement, ainsi qu’à un autre mal que la psychiatrie moderne a mis en lumière : les troubles bipolaires. Voilà pour l’histoire, originale car elle met en scène une enquêtrice d’un genre particulier qui nous permet de sortir des sentiers battus : un coroner, fonction propre aux pays anglo-saxon et dont Stéphanie de Mecquenem nous montre bien tous les ressorts. L’intrigue est parfaitement construite, ciselée de main d’orfèvre et le suspense bien ménagé. Mais, pour reprendre la formule qui est devenue la marque de fabrique des éditions Lajouanie, ce roman n’est pas qu’un roman policier. Stéphanie de Mecquenem sait, d’entrée de jeu, créer une atmosphère qui n’a rien à envier à celle des romans d’Agatha Christie, une ambiance très « british », servie par un style classique et élégant. Elle campe des personnages qu’elle sait rendre visibles et dont elle explore avec talent la psychologie et les relations troubles dans un univers où l’alcool, la drogue et les jeux pervers tiennent une place importante. Et surtout elle traite d’un problème de société qu’elle parvient à intégrer harmonieusement à son récit, sans qu’il soit surligné à l’excès. J’ai passé un très bon moment de lecture avec cette intrigue passionnante qui m’a replongé dans une ville que je connais bien et dans la culture québécoise dont Stéphanie de Mecquenem maîtrise parfaitement les codes. Il convient également de souligner l’énorme travail documentaire qui sous-tend ce récit, sans pour autant l’alourdir. Une très belle réussite que ce roman que je recommande à tous ceux qui aiment la bonne littérature policière.

Trouble, de Stéphanie de Mecquenem, Editions Lajouanie, février 2017, 316 pages, 19 €.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 09:11

Rompicapo, ça veut dire « Casseur de têtes » en italien. Et c’est bien le mode opératoire de ce tueur qui sévit à Venise où Nelson Furratier, notre détective atypique, est parti, quittant sa Normandie, pour se lancer à la recherche de Claire, disparue, et pour répondre à la demande de son père qui est un ami. Nelson, avec son foutu caractère, son addiction à l’alcool et ses problèmes récurrents va devoir affronter une ville où il ne se sent pas à l’aise. Et ses habitants aussi qui, dans l’ombre des palais, mènent une vie agitée et parfois inquiétante et parmi lesquels se cache Rompicapo, le serial killer. Nelson va faire la connaissance du commissaire Baldacci avec lequel il va sympathiser, ce qui est exceptionnel chez Nelson. Une histoire qui connaîtra un dénouement mais un dénouement à la Elton Furratier qui nous prépare sans doute un tome 3 pour notre plus grand plaisir. Un style, un art consommé de la narration et du suspense du début jusqu’à la fin. Voilà un nouvel opus fort réussi.

Les enquêtes du furet, tome 2, Rompicapo, de Elton Furratier, IS éditions, mars 2016, 279 pages, 18 € 50.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:46

Un militant écologiste est retrouvé noyé dans un canal en Thaïlande. Ce n’est visiblement pas un accident : Lucas a été assassiné. Son frère Benjamin, resté en France et avec lequel il était brouillé, décide d’en avoir le cœur net. En arrière-plan il y a une firme internationale, BGC, en passe de devenir leader sur le marché mondial et qui traîne derrière elle une réputation sulfureuse puisqu’elle est soupçonnée de produire un pesticide éminemment toxique qui a provoqué de graves maladies et malformations, en Asie, parmi les paysans des territoires où ce produit a été épandu. Dès lors qu’il décide de prendre le relais de son frère pour aider les militants écologistes à dénoncer les pratiques du groupe BGC, Benjamin se trouve aux prises avec les sbires d’agences de sécurité, des tueurs à la solde de BGC, qui vont le pourchasser. Parviendra-t-il à mettre sur la place publique le scandale du Binarzole puisque c’est le nom de ce produit mortifère ?

Dans un style enlevé, Sylvain Forge nous entraîne une fois de plus dans une histoire haletante, menée tambour battant, toujours placée sous le signe de l’action et du suspense. Plus on avance dans ce thriller et plus il devient un véritable page turner.

Là encore, ce que j’ai apprécié, c’est que c’est le récit lui-même qui dénonce le milieu de l’industrie agro-chimique et non des commentaires plaqués. Ce qui rend le récit alerte. C’est un point à souligner car c’est de mon point de vue une marque de talent.

La dimension documentaire est également remarquable et, même si certains éléments sortent de l'imagination de l'auteur, celui-ci réussite à leur donner l'aspect de la vraisemblance. Là encore, signe de talent.

Une forte actualité est également présente dans ce roman et dans la dénonciation qu'il porte.

J’avais beaucoup apprécié « Sous la ville ». J’ai une nouvelle fois été littéralement happé par ce nouveau thriller qui confirme ce que j’avais déjà écrit à propos de Sylvain Forge : un auteur à découvrir de toute urgence.

«Pire que la mal, de Sylvain Forge, éditions du Toucan noir, mars 2017, 316 pages, 18 €.

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 14:12

Quel polar ! Et quel titre qui résume si bien la philosophie de cette histoire qui réunit un échantillon représentatif de cette population de paumés que la société a relégués dans certains quartiers de Paris! Jeanne Faivre d’Arcier nous propose une galerie de personnages hauts en couleurs qui hantent le boulevard Clichy, le quartier de Pigalle et les boîtes où la prostitution et les trafics en tous genres battent leur plein. Difficile de résumer une histoire engendrée par la misère et le désespoir, mais une histoire tellement humaine qui nous montre combien les valeurs de solidarité, de générosité et de partage se manifestent là où on ne les attend pas. Un bébé abandonné est retrouvé dans le tiroir d’une commode promise au ramassage des encombrants, une fliquette est à sa recherche. Quelqu’un semble vouloir récupérer ce bébé. Des crimes surviennent. C’est l’histoire de ce bébé, une fillette recueillie par un marginal et baptisée Cerise. On ne s’ennuie pas un seul instant au fil de cette intrigue truculente et picaresque dans laquelle l’action et le factuel priment sur le commentaire mais dont il se dégage une belle leçon d’humanisme. Un polar réconfortant et passionnant que je recommande chaudement.

Les encombrants, de Jeanne Faivre d’Arcier, éditions Milady, février 2017, 324 pages, 7 € 20.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:59

Je l’avoue humblement : c’est le premier polar de Jean Contrucci que je lisais. J’ai découvert un auteur singulier à plusieurs égards. Tout d’abord, il s’inscrit dans une série historique homogène sur un plan thématique : des enquêtes policières menées dans l’aire marseillaise au début du XXe siècle. Ensuite, il présente un côté didactique intéressant qui permet de mieux comprendre ce qu’était la cité phocéenne à l’époque d’Emile Loubet, dans les premières années du siècle précédent. Peu de choses ont changé. Même si des passages descriptifs peuvent paraître ralentir l’action, ils ont le mérite de camper un décor aussi détaillé qu’une toile de Breughel l’Ancien et d’évoquer une atmosphère palpable au fil des pages. A cette époque déjà, la voyoucratie régnait sur certains quartiers de Marseille, la condition ouvrière était encore au tréfonds de l’exploitation, la prostitution constituait une issue pour les malheureuses ouvrières de la Manufacture des tabacs, l’insécurité planait sur la ville et la police qui, comme aujourd’hui, se plaignait du manque d’effectifs avait déjà fort à faire. Dans cet environnement dangereux et cette atmosphère sulfureuse, le commissaire Baruteau dirige les destinées de l’Evêché, le siège de la police judiciaire locale. Cet éminent policier possède un neveu, reporter dans un quotidien du cru et les deux hommes ont pris l’habitude, au fil des enquêtes imaginées par Contrucci, de collaborer en partageant leurs informations. Cette fois, on retrouve, à quelques jours d’intervalle, rue Bleue, deux cadavres dont l’un a perdu sa tête. Avec l’aide de son oncle, Raoul, le journaliste, va se lancer dans une enquête délicate et risquée qui va le voir affronter la pègre locale et vivre une suite de péripéties avant de parvenir à un dénouement pour le moins inattendu.

Double crime dans la rue bleue, de Jean Contrucci, Le livre de poche, novembre 2016, 379 pages, 6 € 60.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 13:50

Avec « Mortels éthers », c’est un polar pour le moins original que nous livre Elton Furratier. C’est le premier tome d’une série qui met en scène un personnage très particulier. Nelson Furratier, dit le Furet, est un détective privé d’un genre très spécial. D’abord, il est le frère de l’auteur-narrateur, ce qui n’est pas chose courante. Ensuite, il présente des troubles comportementaux hérités de la mort tragique de son épouse et de la disparition de son fils, des troubles qui génèrent en lui des pointes de violence qui peuvent aller jusqu’à s’exercer sur une personne âgée. C’est donc une sorte de anti-héros qui ne reste accroché à l’existence que par des expédients et l’aide attentionnée de son frère et géniteur littéraire. Dans ce premier tome, il est embauché par la femme d’un député aux portes du gouvernement. Très vite, Nelson devine que ce contrat recouvre quelque chose d’inavoué qui relève d’une rouerie dont il pourrait bien être la victime ou d’une manœuvre dont il pourrait être à son insu le bras armé. Il se lance donc dans cette enquête avec circonspection. Son chemin va être semé d’embûches. Ne manquent ni l’action, ni les rebondissements, ni le suspense. Il y a dans cette histoire une dimension historique et cabalistique mais je n'en dirai pas plus. Ce qu’il convient surtout de savoir, c’est que, au-delà des enquêtes qu’il mène pour ses clients, Nelson n’est motivé que par la recherche des auteurs du meurtre de sa femme et de la disparition de son fils ainsi que par une inextinguible soif de vengeance. Cette quête est la justification d’une suite à ce premier volume. Je me suis laissé prendre dans les filets de cette histoire originale à la fois par le fond et par le fonctionnement ( Une sorte de récit en abyme, l’auteur étant à la fois narrateur et partie prenante à l’histoire ). Malgré ses défauts qui pourraient le rendre antipathique, je me suis attaché à ce personnage cabossé par la vie. Un polar sympa à l’atmosphère déroutante dont je lirai volontiers la suite car le dénouement de cet opus annonce l’enquête qui devrait suivre.

Mortels éthers, les enquêtes du Furet, de Elton Furratier, IS-édition, août 2013, 202 pages, 17€90.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 19:32

Dans l’immédiat après-guerre, un ancien policier, sous-officier démobilisé, se lance dans le journalisme pour la Gazette de Glasgow. Pour faire ses preuves en tant que reporter, il se trouve confronté à une bande de justiciers qui prétendent pallier les insuffisances du système judiciaire en pratiquant eux-mêmes une justice expéditive. Dans le même temps, un conseiller municipal est assassiné dans des conditions épouvantables. Douglas Brodie va se lancer dans une enquête difficile et fortement risquée dans une ville gangrenée par la violence et par conséquent dangereuse. « Les justiciers de Glasgow », plus qu’un simple polar, est un grand roman tant par son contenu que par le style abouti de Gordon Ferris. J’ai éprouvé la même fascination que pour la lecture de « Seul le silence » de RJ Ellory et quelques autres pépites du roman policier. Les personnages de Douglas Brodie et de Samantha Campbell, les deux principaux protagonistes, sont magistralement campés et l’intrigue est prenante de bout en bout. Suspense et action s’entremêlent pour donner une intrigue remarquablement construite. En outre, on découvre avec intérêt et une extrême précision la ville de Glasgow et sa région. A noter une excellente traduction. A découvrir absolument.

Les justiciers de Glasgow, de Gordon Ferris, éditions Points, janvier 2017,502 pages, 8 € 10.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 15:54

Au cœur de l’hiver jurassien, celui qu’on pressent être un tueur en série s’attaque à des familles qu’il massacre de façon particulièrement violente, sans que le mode opératoire soit identique. Face à ce tueur, il y a la modeste brigade de gendarmerie d’une minuscule commune de ce coin reculé de France que l’auteur affuble du surnom de Plouquie. Ce qui veut tout dire. Et, surtout, que l’adjudant qui commande la brigade ne peut compter que sur ses deux subordonnés et sur un matériel obsolète et défaillant. Dans un style élégant, Patrick Eris nous livre là une intrigue solide qui nous tient en haleine jusqu’au tout dernier chapitre. Il y a de l’action, du suspense et une tension que servent à merveille l’atmosphère oppressante d’un hiver rude et la désagrégation progressive des faibles moyens dont dispose l’enquêteur principal. Quant au titre, il naît d’une métaphore que développe l’auteur en arrière-plan de son récit. Une histoire prenante que je vous recommande chaudement.

Les arbres en hiver, de Patrick Eris, Editions Wartberg, octobre 2016, 215 pages, 12 € 90.

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