Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 14:07

vargas-copie-1Après de longs mois de silence et l'absence totale d'informations concernant Fred Vargas, voilà que les révélations se succèdent. Un roman au printemps prochain, un changement d'éditeur. Dans l'article ci-dessous, Fred Vargas déclare que c'est Viviane Hamy qui l'aurait quittée. Cela ne m'étonne guère. Une personne qui connaît bien Viviane Hamy mais dont je ne peux révéler l'identité ( Secret des sources oblige ) m'a confié au printemps dernier que Viviane Hamy aurait refusé un manuscrit de Fred Vargas, le jugeant mauvais. Tout s'expliquerait, autant le silence gêné des éditions Viviane Hamy devant mes demandes répétées d'informations que les récentes confidences de Fred Vargas. S'agit-il du manuscrit du roman qui paraîtra au printemps chez Flammarion ? Y avait-il des signes avant-coureurs ? Un blogueur avait déjà tiré à boulets rouges sur son dernier opus, "L'armée furieuse", le présentant comme le polar de trop ( lien ci-dessous ). Cette critique, peu amène et avec laquelle je suis en désaccord, sera-t-elle malgré tout prémonitoire ? Nous pourrons sans doute en juger au printemps quand le bouquin sortira. Pour ma part, je garde toute ma confiance en son immense talent.

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/fred-vargas-c-est-viviane-hamy-qui-m-a-quittee_1629530.html

 

http://www.manitasdeplata.net/archives/2014/01/11/28919602.html

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans En coulisse
commenter cet article
1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 13:38

dans-l-oeil-noir.png« Dans l’œil noir du corbeau » est finalement un lumineux roman noir. Par cet oxymore, je veux souligner à la fois le caractère dramatique de cette histoire mais aussi l’intense clarté qui s’en dégage. L’un tient au fait qu’il n’y a pas de happy end, l’autre tient à la superbe aventure que vivent deux êtres que rien ne destinait à se rencontrer et surtout à se rapprocher à ce point l’un de l’autre.

Pour faire court, Bill, ancien policier de San Francisco se prépare à vivre le cauchemar des fêtes de fin d’année, enfermé dans sa solitude et dans sa médiocre existence à l’intérieur de laquelle il n’entretient qu’une seule passion : la cuisine. Anne, animatrice d’une émission culinaire sur une chaîne internationale, décide de se rendre en Californie sur les traces de Daniel, celui qui fut, trente ans auparavant, son seul amour, sa passion d’adolescence. Anne est l’idole de Bill. Et voilà que, au hasard de leurs cheminements respectifs, Bill et Anne vont être amenés à se rencontrer. Rencontre improbable et pourtant … Je n’en dirai pas davantage. La narration fait alterner le parcours de Bill et celui d’Anne jusqu’au moment de la rencontre. De loin en loin, s’intercalent des retours en arrière qui  racontent l’aventure de jeunesse d’Anne et de Daniel. Qu’est devenu Daniel ? Anne parviendra-t-elle à le retrouver ?

Dans un style parfaitement maîtrisé, Sophie Loubière déroule l’intrigue avec brio, selon une architecture rigoureuse qui ménage le suspense, donne au lecteur l’envie permanente d’avancer dans une histoire prenante dont il a envie de connaître la suite. Le roman fait une place centrale à la gastronomie qui en est le thème majeur ; il fait également une large place à une forme de tendresse qui va peu à peu évoluer en quelque chose de plus fort qui participera à la tension dramatique du dénouement. Tout fait saliver dans cet opus : la cuisine si bien évoquée et l’histoire si bien racontée.

Sophie Loubière nous a mijoté là un roman savoureux, à déguster sans modération. Après « L’enfant aux cailloux », c’est le second ouvrage de Sophie Loubière que je découvre. Chapeau à cette auteure promise à devenir une des plumes majeures de la littérature noire. A ne pas manquer.

Dans l’œil noir du corbeau, de Sophie Loubière, Pocket, novembre 2014, 420 pages.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:55

A-quelques--pngMickey Bolitar, un adolescent de seize ans, vit chez son oncle avec lequel il s’entend difficilement. Bien qu’encore très jeune, Mickey a déjà vécu son lot de tragédies : la mort de son père, tué sous ses yeux dans un accident de voiture et l’hospitalisation de sa mère, victime d’une lourde addiction et à laquelle il ne peut rendre visite. Son amie Rachel vient d’être blessée par balle dans le même temps où sa mère a été tuée.  Mickey décide de tirer cette affaire au clair, se lançant ainsi dans une série d’aventures aussi dangereuses que déconcertantes. Avec le neveu, Harlan Coben nous entraîne dans une aventure aussi passionnante que celles dont Myron, l’oncle de Mickey, était le héros. De son écriture nerveuse et précise, Harlan Coben cisèle des personnages crédibles dans une histoire qui pourtant avait tout pour ne pas l’être ( Un adolescent qui mène une enquête dangereuse au cours de laquelle il est confronté à la police et à des mafieux ). Le suspense est ménagé avec un soin qui m’a tenu en haleine. On ne s’ennuie pas tout au long de ce polar qui se lit facilement. Comme Linwood Barclay, Coben réussit à la perfection la peinture de la société moyenne nord-américaine dans laquelle évolue son héros. Une histoire prenante à découvrir.

A quelques secondes près, de Harlan Coben,  Pocket, septembre 2014, 351 pages, 7 € 99.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:18

108 0212Ecrire des romans est l’occasion de varier les approches et de s’essayer à plusieurs genres. C’est toujours ce à quoi je me suis livré dans mes romans, depuis le roman ésotérico-historique qu’était « Le secret des Toscans » jusqu’au thriller historique « 24 », en passant par le polar contemporain et la création de plusieurs personnages récurrents. C’est aussi l’occasion d’expérimenter différentes techniques d’écriture. Je n’en veux pour meilleure preuve que « Le secret des Toscans », roman-puzzle, qui constituait une véritable expérimentation. Son caractère controversé l’atteste. Les suivants m’ont permis d’introduire quelques innovations. C’est toujours cet état d’esprit qui souffle sur mon dernier polar ( Qui sortira cet hiver ) et dans lequel j’ai travaillé sur la multiplication des « points de vue ». C’est à cette dernière technique que je veux consacrer les lignes qui suivent. En règle générale, dans les romans, on trouve un récit à la première ou à la troisième personne. Mais, l’alternance des chapitres rédigés, pour les uns à la première personne, et, pour les autres à la troisième, ne constitue pas une nouveauté. La plupart du temps, dans ce type de construction, l’auteur privilégie la troisième personne, celle du récit qui porte la parole du narrateur tandis que la première personne est généralement réservée à un personnage masqué – la plupart du temps le coupable – qui délivre son point de vue, qui offre au lecteur son regard, sans se démasquer tout en apportant un point de vue particulier qui éclaire ou le plus souvent qui brouille les pistes mais qui permet petit à petit d’entrer dans le cœur de l’énigme, d’échafauder progressivement des hypothèses, mais aussi qui donne corps à l’angoisse. C’est le cas par exemple dans « Cette nuit-là », de Linwood Barclay. C’est un procédé que j’ai moi-même utilisé dans « Portrait-robot » lorsque Marthe ou Juliette s’expriment à la première personne pour dévoiler au lecteur un pan de leur personnalité. Cette technique est un artefact bien pratique qui permet d’introduire dans le récit des éléments d’information dont le narrateur n’est pas supposé disposer. Avec l’écriture de « Dans la mémoire de l’autre », mon prochain polar, je donne à ce procédé une tout autre dimension puisque je ne me contente pas de donner la parole à un personnage mais à plusieurs. Le regard principal est celui du narrateur qui s’exprime à la troisième personne mais, à intervalles réguliers, je donne la parole à chacun des principaux protagonistes qui, surtout à mesure que l’on s’approche du dénouement, se confessent, projetant leur éclairage singulier sur l’intrigue. Là encore, chaque point de vue à la fois se veut éclairant mais dans le même temps brouille aussi les pistes, crée une ambiguïté supposée rendre le dénouement plus inattendu. J’appelle cela la multiplication des points de vue destinée à créer une sorte d’effet « kaléidoscopique ».  Dans ces chapitres, il appartient au lecteur de mobiliser les informations qu’il a déjà recueillies au fil de sa lecture, de les confronter au discours d'un personnage et d’en tirer les moyens de progresser vers la vérité. Car, en définitive, l’objectif de l’auteur n’est pas d’égarer le lecteur mais de l’aider à tracer lui-même son chemin. Je reprends volontiers à mon profit la métaphore de Klee à propos de la peinture : « L’œil suit les chemins qui lui sont tracés dans l’œuvre. » Le point de vue du seul narrateur privilégie un cheminement unique, l’adjonction et le croisement de différents points de vue complexifie le cheminement du lecteur et le rend d’autant plus intéressant.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans En coulisse
commenter cet article
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:04

vargas-copie-1Un internaute, fidèle de ce blog m'a orienté vers une interview que Fred Vargas vient de donner à un magazine culturel breton. Un grand merci à Hervé. C'est la preuve que l'interaction entre ce blog et ses lecteurs fonctionne. Les aficionados de Fred Vargas vont jubiler mais ils devront patienter jusqu'au printemps.

 

http://www.bretagne-actuelle.com/fred-vargas-on-n-imagine-pas-un-roman-policier-recevoir-de-prix-litteraire-/l-invite/l-invite/853-7-15

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans En coulisse
commenter cet article
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:31

le-vase-de-bamberg.pngEn 1860, Edouard-Scott de Martinville invente le phonautographe, un appareil qui, dix-sept ans avant l’invention du phonographe par Edison, permet de graver la mémoire d’une voix. C’est le premier enregistrement connu d’une voix humaine. C’est tout du moins de que l’on croyait jusqu’à ce que le cardinal di Lupo, dignitaire haut placé dans la hiérarchie du Vatican, prétend que des enregistrements plus anciens existent. Il postule ainsi l’existence de « sons fossiles » qui seraient gravés dans les sillons de vases anciens. Il est même convaincu qu’il existe un enregistrement de la parole du Christ. Celle-ci serait enregistrée dans un vase datant du 1er siècle de notre ère et appelé le vase de Bamberg. Mais, bien sûr, là commence la fiction. Le cardinal va charger son protégé, John Robert Quantius, de récupérer ce vase afin de l’acheminer au Vatican où, grâce à un dispositif technologique sophistiqué, une équipe, constituée dans le plus grand secret, va pouvoir prendre connaissance de la parole du Christ. Voilà un polar qui sait combiner action, suspense et érudition. S’inscrivant dans la lignée du Da Vinci code, l’auteur ( ou je devrais dire les auteurs puisqu’il semble s’agir d’un pseudonyme masquant deux personnes ) nous livre là un roman abouti tant du point de vue du style que du point de vue de sa qualité documentaire. Je précise seulement que la lecture de certains passages n’est pas forcément aisée lorsqu’on y traite de philosophie, de physique, d’histoire des religions ou encore d’herméneutique. C’est le prix à payer pour aller au terme de ce polar au demeurant passionnant qui apparaît comme le premier tome d’une série dont John Robert Quantius est appelé à devenir le héros. A découvrir.

Le vase de Bamberg, de Paul Hornet, Cherche-midi, octobre 2014, 412 pages, 20 €.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:50

code-93.pngQuand, dans le 93, on retrouve successivement un cadavre émasculé qui ressuscite sur la table du légiste, quand ce cadavre qui n’a pas été tué par balle porte un chandail avec trois trous rouges dans la poitrine et quand on retrouve, quelque temps plus tard, le propriétaire du chandail qui semble avoir été victime d’une combustion spontanée, avouez qu’il y a de quoi se poser des questions. Et ce sont ces questions auxquelles vont devoir répondre le capitaine Coste et son équipe. Ces meurtres recouvrent quelque chose de plus profond, de plus sordide et surtout de plus inquiétant qui semble répondre à l’appellation de Code 93. Dans un style nerveux et sans fioritures, Olivier Norek déploie une intrigue où l’action est présente en permanence. Pas de temps morts dans ce polar qui met en scène une affaire invraisemblable que l’auteur rend pourtant plausible. Appartenant au sérail, Olivier Norek recourt à un langage « maison » qui prend parfois des allures de langue pour initiés et il lui faut recourir, de loin en loin, à des renvois en bas de page. Des passages techniques dus à la compétence professionnelle de l’auteur qui aurait pu lui valoir le prix du Quai des Orfèvres mais une histoire dont on ne perd pas le fil et qui reste accessible. Un léger reproche : le suspense est un peu entamé une centaine de pages avant la fin mais la construction du roman l'exigeait. Néanmoins, un bon petit polar pour passer un agréable moment.

Code 93, de Olivier Norek, Pocket, octobre 2014, 341 pages.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:41

avant-d-aller-dormir.pngCette édition en poche est la reprise d’un titre paru il y a deux ans en grand format. Il a obtenu le prix SNCF du polar 2012 et fait actuellement l’objet d’une adaptation cinématographique. Est-ce un thriller ? Oui, si l’on en juge par les cent dernières pages. Mais d’un genre très particulier. Une femme se réveille un matin dans une chambre qu’elle ne reconnaît pas, auprès d’un homme qu’elle n’a jamais vu et, lorsqu’elle se rend dans la salle de bain, elle voit dans le reflet que lui renvoie le miroir le visage d’une femme de cinquante ans alors qu’elle en a tout juste trente. Christine est amnésique et ses souvenirs de la veille s’effacent dès son réveil. L’homme qui dort à côté d’elle l’assure qu’il est son mari et qu’il se nomme Ben. Ben travaille dans un établissement scolaire où il dit être responsable du département chimie. Dans la journée, alors que Ben est au travail, Christine reçoit l’appel d’un certain docteur Nash qui lui dit la contacter chaque jour afin de lui rappeler qu’elle doit tenir son journal qui est caché dans le fond de sa garde-robe. Il lui demande aussi de venir le voir car il a entrepris de la suivre afin de la soigner. Jour après jour, à l’aide de son journal et du docteur Nash et à l’insu de son mari, Christine va faire des progrès. Des bribes de souvenirs lui reviennent. Mais, loin de la rassurer, ces flashs issus du passé la déconcertent, l’inquiètent et la déstabilisent. Doit-elle se méfier de Ben ? Pourquoi celui-ci lui ment-il ? Et, d’ailleurs, lui ment-il ? Durant plus de trois cents pages, on assiste au progrès de Christine et à l’alternance de ses états d’âme, de ses certitudes, de ses doutes, entretenus par les contradictions entre la réalité présente et ses résurgences mémorielles. Le mystère, car il y a un, semble se dévoiler par petites touches, lentement, à la manière d’un pochoir puis, aux environs de la 400ème page, tout s’accélère et le dénouement est intéressant, même si je l’avais pressenti quelques chapitres auparavant. Pour apprécier la fin de ce roman et son intérêt, il faut être patient, suivre Christine pas à pas et attendre le dernier quart du livre. Toutefois, une histoire que j’ai tenu à lire jusqu’au bout pour un dénouement qui ne m’a pas trop déçu. Au final, une impression mitigée.

Avant d’aller dormir, de S.J. Watson, Pocket, septembre 2014, 476 pages.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Impressions mitigées
commenter cet article
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:00

mauvais-garcons.pngZack Walker récidive mais, cette fois, il semble sorti de sa psychose sécuritaire. Oui, sauf que, constatant qu’un énergumène amoureux de sa fille ne cesse de la harceler, il décide de filer sa propre fille à son insu afin de la protéger de l’audacieux soupirant. Parallèlement, Zack qui est entré au journal local est chargé d’effectuer un reportage sur un détective privé lui-même chargé de pister une bande organisée qui pille une chaîne de magasin. Et voici Zack reparti dans une série d’aventures rocambolesques dans lesquelles ses initiatives précipitent les évènements, le conduisant de péripéties en péripéties, l’enfonçant chaque fois un peu plus dans une situation plutôt désavantageuse et dangereuse. Pas de temps morts dans cette nouvelle aventure de Zack Walker, le nouveau personnage récurrent de Linwood Barclay. Même si le suspense n’est pas autant au rendez-vous que dans ses précédents ouvrages, Linwood Barclay, une fois de plus, nous concocte une histoire haletante où il sait ménager les effets. Un nouvel opus à déguster avec plaisir au gré d’une intrigue bien ficelée et au fil d’une écriture toujours aussi efficace.  

Mauvais garçons, de Linwood Barclay, J’ai lu, août 2014, 377 pages, 7 € 80.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:13

sans-visage.pngDécidément, à mesure que je découvre de nouveaux prétendus polars, je prends conscience du fait que les frontières s’estompent de plus en plus. « Sans visage », avec sa couverture gore pourrait, à première vue, passer pour un thriller pus jus. En fait, c’en est un car il y a un – que dis-je ? - deux cadavres, résultats d’un mode opératoire qui fait froid dans le dos et, pourtant, je n’ai pas eu l’impression de lire un thriller, pas même un polar mais plutôt un roman, tout simplement, même pas un suspense psychologique. En fait, il y a bien une intrigue, il y a une sorte d’enquête et même un dénouement mais, ce qui est au premier plan, ce sont avant tout l’amitié et les relations entre deux femmes exilées à Londres. Deux Finlandaises quelque peu hors normes, sauf à penser que les Finlandaises sont des femmes sortant des sentiers battus. Il y a Lia, une jeune femme employée dans un magazine en vue au sein duquel elle assure l’emploi de maquettiste. Un jour, Lia aperçoit dans le coffre d’une voiture, le corps sans visage d’une  femme qui a été écrasée par un rouleau compresseur. Elle devient alors obsédée par ce cadavre et veut à tout prix comprendre d’où vient la victime et pourquoi elle a été tuée. Et puis, il y a Mari, une autre Finlandaise installée elle aussi à Londres où elle a monté une sorte d’agence qui mène à bien des missions commandos de toutes sortes et, pour l’heure, qui conduit une campagne de déstabilisation du leader en vue de l’extrême-droite anglaise. Lia et mari vont se rencontrer, devenir amies et même complices, avec, comme arrière-plan, le meurtre de prostituées lettones. Plus on avance dans le roman, plus on évoque le meurtre de ces jeunes femmes immigrées elle aussi et qui vivaient sous la coupe d’un affreux souteneur. Mais, on a le sentiment que l’histoire qui se trouve au centre de ce roman est celle de l’amitié entre Mari et Lia, de leurs histoires personnelles et que les meurtres ne sont que de simples éléments du décor. Pour autant, ce roman est intéressant, bien écrit et je me suis surpris à vouloir aller au terme de ma lecture malgré la faiblesse du suspense. En résumé, un petit coup de cœur.

Sans visage, de Pekka Hiltunen, Folio policiers, mai 2014, 544 pages, 8 € 90.

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans Coups de coeur
commenter cet article

Issn 2267-0947

  • : Le blog de ma fabrique de polars
  • Le blog de ma fabrique de polars
  • : J'écris et je publie des polars, ou des thrillers, selon les préférences. Ce blog est destiné à les présenter, à évoquer mon activité d'écriture et à publier mes coups de coeur.
  • Contact

Recherche