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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:21

Ça commence tranquillement, presque mollement, avec l’obsession d’une quadragénaire, épouse modèle et bonne mère de famille, pour parvenir à comprendre le mystère de la mort de sa meilleure amie qui, selon toute vraisemblance, s’est suicidée. Elle se heurte à l’incrédulité générale et même à l’hostilité de la famille de la victime. Pourtant, elle s’entête et, de sa quête obstinée, vont naître quelques indices qui semblent cautionner l’hypothèse d’un meurtre. Lyvie, c’est son prénom, va poursuivre son enquête, souvent à la limite de la légalité, pour fouiller la vie de son amie Julia et y trouver le nom du coupable. Ça commence tranquillement, disais-je, mais ça finit par s’emballer et par prendre les allures d’un véritable thriller dans lequel s’accélère l’action, rôde le danger et s’épaissit le suspense. Les fausses pistes se succèdent. La fin est étonnante et, comme le dit de façon si imagée une éditrice de mes connaissances, le lecteur « tombe de l’armoire ». C’est agréable à lire, c’est de plus en plus prenant au fil des pages pour devenir passionnant dans la seconde moitié du roman. J’ai passé quelques heures de lecture très agréables.

Appelle-moi, de Sophie McKenzie, Pocket, janvier 2017, 473 pages, 8 €.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 15:08

Il y a des maisons d’édition régionales qui regroupent de très bons auteurs et qui publient d’excellents polars. C’est le cas des éditions Ravet-Anceau qui démontrent une fois de plus avec « Je suis innocent » la qualité de leurs productions. L’histoire est simple et fait cheminer dans un parcours commun deux personnages aux antipodes l’un de l’autre : Boyer, un violeur meurtrier récidiviste, et Germain, un jeune capitaine de police, plutôt cérébral et qui ne parvient pas à se faire respecter de ses adjoints « gros bras » et partisans de la manière forte. On l’aura compris : Germain est chargé de l’enquête sur les agissements de Boyer qui, après avoir purgé une vingtaine d’années de prison, est suspecté d’avoir à nouveau assassiné une jeune femme. Tout se passe dans la région de Reims et à Soissons. On se laisse happer par l'intrigue, bien ficelée. C’est bien écrit, il y a de l’action et du suspense, les personnages sont bien dessinés, que demander de plus ? A travers ce polar, j’ai découvert un vrai talent, Thomas Fecchio, que je vous invite à découvrir à votre tour. Vous ne serez pas déçus.

Je suis innocent, de Thomas Fecchio, éditions Ravet-Anceau, février 2017, 301 pages, 14 €.

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 17:51

D’entrée de jeu, je dois dire que ce petit polar m’a réellement plu. Je me suis laissé embarquer dans les aventures de Karbaï, ce privé plutôt atypique qui joue à maître Puntila et son valet Matti (1) avec sa secrétaire qui se comporte comme la vraie patronne. Il a toutes les faiblesses que peut recéler un être humain et c’est ce qui le rend sympathique. L’histoire est simple a priori : Karbaï filait le patron d’un théâtre parisien que sa femme soupçonnait de la tromper avec un homme. Il se trouve que, très vite, on retrouve sur la scène dudit théâtre le corps dudit directeur abattu d’une balle dans la tête. L’enquête de Karbaï devient criminelle, en liaison avec son ami de la PJ, le capitaine Dampierre. Il y a de l’action, des rebondissements et de l’humour. On découvre les dessous du milieu du théâtre que l’auteur connaît bien. Un seul bémol qui ne retire rien au talent de l’auteur : l’éditeur n’a pas fait l’effort de relecture suffisant et subsistent quelques fautes. Cela dit, je ne peux que recommander ce polar distrayant qui s’inscrit dans une série dont il est le quatrième opus.

Trois coups de sang, de Christophe Petit, éditions L’Harmattan, avril 2017, 198 pages, 19 € 50.

  1. Référence à la pièce de Bertold Brecht dans laquelle les rôles entre le maître et le valet s’inversent.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 15:33

C’est un polar dédié à la cuisine, dans tous ses états. Une cuisine policière d’abord, pimentée d’un suspense qui tient jusqu’au bout au fil d’une intrigue habilement ciselée. Avec des personnages bien campés et qu’on suit avec plaisir. Mais également une cuisine au sens premier du terme, un bouquet de saveurs au gré des plats et des repas qui agrémentent le parcours des personnages et dont l’évocation vous titille les papilles. Pour ne rien gâter, la fin du livre est constituée d’un ensemble de recettes évoquées au fil de l’histoire et concoctées par un expert, l’auteur en personne. Mais c’est avant tout un polar qui met en scène un personnage atypique, cuisinier et policier à la fois. Michel-Arthur Chevalier est le cuisinier du premier ministre après avoir été, dans une vie antérieure, un flic de pointe. Il n’en faut pas moins pour que le chef du gouvernement le charge d’une mission délicate, à Rome où l’ambassadeur de France a disparu alors que son cuisinier a été assassiné. Michel-Arthur va remplacer ce dernier le temps de son enquête au cours de laquelle il va devoir affronter les pires turpitudes dans la sphère vaticane. Notre homme est aussi poursuivi par un passé dramatique qui va le rattraper au cours de cette enquête. Une histoire passionnante qui m’a tenu en haleine et dont l’auteur sait évoquer avec talent le charme d’une ville que je connais bien. Cerise sur le gâteau, l’écriture est élégante et l’histoire regorge de références qui montrent la culture de l’auteur et soulignent le travail documentaire qui a précédé ce roman. Un talent à découvrir.

Le miroir aux fruits de la passion, de Richard Louis, éditions Jet d’encre, juillet 2016, 23 €.

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 09:06

C'est Bernard Vitiello qui le dit, à propos de mon thriller historique "24" qui dépeint l'itinéraire d'un assassin dans le Paris de 1572 :

"Vous connaissiez le double effet Kiss Cool... Vous allez connaître du Lecocq à double détente. Primo, un vrai thriller, impossible de le lâcher jusqu'à la dernière page. Secundo, un Paris de 1572... Pour être touffue, formidablement documentée, la reconstitution d'époque n'a rien d'universitaire, c'est vivant, on s'y croirait ! Bref, LISEZ "24" sans plus attendre !"

 

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 21:53

Il y a des thrillers dont on ne peut s’extraire à partir du moment où l’on a mis le nez dedans. C’est le cas des « Sept stigmates » de Jean Dardi qui déroule, à cent à l’heure, une intrigue passionnante et développe une galerie de personnages atypiques et attachants. Ceux-ci composent l’équipe de Giovanni Dell’Orso, commissaire au 36 du Quai des orfèvres, un flic de la vieille école qui va devoir affronter un tueur en série au cœur de la capitale. Ce psychopathe assassine ses victimes en accompagnant ses meurtres d’un rituel qui renvoie à une dimension religieuse. Dans un style nerveux qui convient à cette enquête mouvementée et en le ponctuant de traits d’humour, Jean Dardi nous entraîne dans un tourbillon d’actions et de rebondissements qui font de ce thriller un véritable page turner, avec un suspense garanti jusqu’au bout. Certes, on connaît le coupable avant le dernier chapitre mais c’est une autre chose que de lui mettre la main dessus. Une belle découverte que je recommande aux amateurs de thrillers qui « dépotent », comme l’affirmait une chroniqueuse de mes connaissances.

Les sept stigmates, de Jean Dardi, éditions ICity, septembre 2016, 347 pages, 18 € 50.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:15

Une jeune fille, Suzanne, a disparu le jour de ses quatorze ans. Dix années plus tard, son meilleur ami, Gibson Vaughn, pense toujours à elle. Entre-temps, il a dû s’engager dans le corps des Marines pour expier une histoire de piratage informatique dont il était l’auteur. C’est précisément en raison de ses compétences de hacker qu’une agence l’approche et l’engage pour retrouver Suzanne. Car Suzanne n’est pas la fille de n’importe qui. Son père, Benjamin Lombard convoite l’investiture de son parti pour devenir le futur président des Etats-Unis. Dans ce contexte, Gibson va devoir affronter ces hommes et ces femmes qui, dans l’entourage du pouvoir ,tirent les ficelles, manipulant et souvent malmenant ceux qui se mettent en travers de leurs projets.

« Tu me retrouveras » est un pur thriller dans lequel on retrouve l’art de la narration d’un Linwood Barclay. Aucun temps mort, de l’action, des rebondissements à n’en plus finir et un suspense épais qui court jusqu’au dernier chapitre, voilà les ingrédients de cet excellent « page turner » que j’ai dévoré avec un réel plaisir. 488 pages de pur bonheur. Une très belle découverte du Toucan noir. Il n’est pas étonnant que ce thriller ait été élu meilleur livre du mois par Goodreads.

Tu me retrouveras, de Matthew Fitzsimmons, Toucan noir, mai 2017, 488 pages, 22 €.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 16:34

Ils sont deux dans la vie mais aussi dans l'écriture. Manon s'est spécialisée dans le polar avec un zeste de fantastique, juste ce qu'il faut pour donner à ses récits du piment et de l'originalité mais pas trop pour rester à la portée des amateurs de purs polars. Elle est de mon point de vue la digne héritière de Pierre Magnan qui, lui aussi, a agrémenté ses nouvelles d'un peu de fantastique. Son personnage du commissaire Tiffauge est digne du commissaire Laviolette de Magnan, incarné à l'écran par Victor Lanoux. Je vous livre le lien avec la chronique que je lui ai consacrée sur mon blog http://ma.fabrique.de.polars.over-blog.com/2015/06/gros-coup-de-coeur-justicier-de-manon-torielli.html

Son mari, Patrick-René, place son écriture dans ce qu'il est convenu d'appeler la littérature blanche par opposition à la littérature noire. Mais il sait entretenir la tension au prix d'une superbe écriture où transparaît une grande sensibilité et surtout un grand talent d'écrivain. Je vous livre le lien avec la chronique que Joëlle Bernier a consacrée à son magnifique roman "Ex voto".  http://ma.fabrique.de.polars.over-blog.com/2015/06/une-fois-n-est-pas-coutume-je-publie-une-chronique-sur-un-livre-qui-n-est-pas-un-polar-mais-qui-merite-le-detour-c-est-un-roman-tout

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:07

Dans un premier temps, je suis resté circonspect. La couverture : pas du tout dans l’esprit « Thriller » ; le titre : celui d’un ouvrage de médecine et, enfin, la lecture des premiers chapitres qui ont induit dans mon esprit une méprise. J’ai refermé le livre au bout d’une centaine de pages. Puis, au bout d’une semaine, j’ai repris la lecture de ce roman qui, brusquement, est devenu passionnant. Le syndrome de Croyde est une maladie qui fait soudain d'une personne tout à fait normale un assassin, sans qu'elle le veuille, sans mobile. Le meurtre gratuit et irréfléchi. Dans un petit village de l'Ile-de-France, des morts surviennent qui sont déclarées accidentelles. Le sont-elles vraiment ? Voilà le prétexte du roman. Au fil des pages, le rythme s’est accéléré et, avec lui, le suspense. C’est devenu progressivement un vrai thriller, un véritable page turner pour reprendre une expression consacrée. La seconde moitié du roman est haletante. On s’enfonce dans une histoire profondément noire et passionnante, rythmée et pleine de rebondissements. Quand j’ai repris ma lecture, je ne m’attendais à une telle évolution du récit. Je me suis laissé happer d’une traite jusqu’à la fin. Un très bon thriller qui devrait plaire aux fans du genre.

Le syndrome de Croyde 2, de Marc Welinski, éditions Daphnis et Chloé, avril 2017, 384 pages, 19 €.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 17:05

L’intrigue se situe en janvier 2015, autour de la tuerie de Charlie Hebdo et de la grande manifestation en mémoire des victimes et qui réunit des personnalités et des chefs d’état du monde entier. La période est marquée par une grande insécurité et par l’état d’urgence. Des policiers sont aussi pris pour cibles et tués. Dans ce contexte, trois femmes dont l’héroïne, Sihem, avec l’aide de voyous de banlieue, réalisent un coup audacieux, l’une d’elles se faisant passer pour l’épouse du sultan d’Oman. Elles partent avec une fortune en bijoux après avoir réalisé un hold-up dans une bijouterie de luxe. Parallèlement, un gangster corse a été exécuté et des règlements de comptes surviennent dans le milieu de la drogue pour la succession d’un caïd enfermé à Fleury-Mérogis. Voilà pour l’environnement de cette intrigue animée par les personnages chers à la collection NoirDeSuite qui en est déjà à son dixième opus. Cette collection dirigée par Bernard Vitiello réunit des auteurs différents autour d’une même galerie de personnages mais avec, chaque fois, une intrigue différente et une galerie de personnages secondaires toujours hauts en couleurs. On est un peu dans le même registre que la collection « Le poulpe ». Je n’ai jamais été déçu par ces novellas qui avoisinent chacune les 150 pages. C’est encore le cas avec « Mortelle sultane » où je retrouve Marek Corbel dont j’avais apprécié « Les gravats de la rade » ( Voir ma chronique sur ce blog ), dans un exercice totalement différent où son talent s’exprime à plein régime. L’histoire se déroulant dans l’univers de la banlieue et des paumés qui y conduisent leurs trafics, Marek Corbel adopte avec bonheur un style adapté qui colle parfaitement aux personnages, y compris les flics. La tension est entretenue jusqu’au bout. On s’attache aux personnages, celui du capitaine Belkacem comme celui de Sihem. Leurs chemins vont-ils se croiser ? Pour le savoir, je vous invite à découvrir cette excellente novella au style original.

Mortelle sultane, de Marek Corbel, mai 2016, 143 pages, Editions du Horsain pour la version papier ( 8 € ) et Ska éditions pour la version numérique ( 2 € 99 ).

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