Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:57
Dans mon cinquième polar, "Rejoins la meute", à paraître sans doute fin 2013, j'évoque un magasin imaginaire situé à Florac et que j'ai baptisé le Palais des confitures. Récemment, je suis passé à Aigues-Mortes où j'ai découvert un magasin ...
qui aurait pu lui servir de modèle si, au lieu de confitures, il n'avait proposé à ses clients une variété époustouflante de confiseries en tous genres. Je vous livre le texte et la photo. Comparez vous-mêmes.

...il venait d’apercevoir, là, juste devant lui, à vingt mètres à peine, la vitrine la plus extraordinaire qu’il eût jamais vue : celle du magasin de feu Armand Dutilleul, la Mecque des confitures. Comment, à si peu de distance, la grossièreté et la bêtise pouvaient-elle voisiner avec tant de beauté et de délicatesse ?
L’intérieur du magasin était beaucoup plus vaste que ne le laissait présager la taille de la façade. Tout en longueur, le magasin renfermait un stock impressionnant de pots, soigneusement disposés sur des étagères et minutieusement classés par fruits, par années et par origines, le tout sous des voûtes centenaires. Des pêches du Roussillon aux mirabelles de Lorraine, en passant par les fraises de Bretagne ou les cerises d’Alsace, tous les fruits des vergers français étaient réunis là, sous la forme de confitures et de gelées prêtes à satisfaire les palais les plus divers et les plus subtils. Trois jeunes filles, en robe blanche sur laquelle était passé un tablier orangé aux armes de la maison Dutilleul, allaient et venaient, souriantes, pour guider dans leurs choix les nombreux clients qui occupaient la boutique. Une quatrième se tenait sagement derrière un comptoir, sur lequel étaient disposés de minuscules pots de dégustation qu’elle ouvrait à la demande, selon le goût des clients à qui elle tendait, autant que de besoin, de petites cuillers de plastique dont la couleur était assortie à celle de son tablier. Le centre du mur situé derrière le comptoir était occupé par une immense affiche reproduisant la couverture du Traité des confitures de Michel de Notre-Dame. Théo se rassasiait de l’ineffable beauté de cet endroit dont, jusqu’alors, il n’avait trouvé l’équivalent qu’en Angleterre, à Lincoln, dans une vieille boutique de bonbons et de friandises en tous genres.
Afficher la suite
Photo : Dans mon cinquième polar, "Rejoins la meute", à paraître sans doute fin 2013, j'évoque un magasin imaginaire situé à Florac et que j'ai baptisé le Palais des confitures. Récemment, je suis passé à Aigues-Mortes où j'ai découvert un magasin qui aurait pu lui servir de modèle si, au lieu de confitures, il n'avait proposé à ses clients une variété époustouflante de confiseries en tous genres. Je vous livre le texte et la photo. Comparez vous-mêmes. ...il venait d’apercevoir, là, juste devant lui, à vingt mètres à peine, la vitrine la plus extraordinaire qu’il eût jamais vue : celle du magasin de feu Armand Dutilleul, la Mecque des confitures. Comment, à si peu de distance, la grossièreté et la bêtise pouvaient-elle voisiner avec tant de beauté et de délicatesse ? L’intérieur du magasin était beaucoup plus vaste que ne le laissait présager la taille de la façade. Tout en longueur, le magasin renfermait un stock impressionnant de pots, soigneusement disposés sur des étagères et minutieusement classés par fruits, par années et par origine, le tout sous des voûtes centenaires. Des pêches du Roussillon aux mirabelles de Lorraine, en passant par les fraises de Bretagne ou les cerises d’Alsace, tous les fruits des vergers français étaient réunis là, sous la forme de confitures et de gelées prêtes à satisfaire les palais les plus divers et les plus subtils. Trois jeunes filles, en robe blanche sur laquelle était passé un tablier orangé aux armes de la maison Dutilleul, allaient et venaient, souriantes, pour guider dans leurs choix les nombreux clients qui occupaient la boutique. Une quatrième se tenait sagement derrière un comptoir, sur lequel étaient disposés de minuscules pots de dégustation qu’elle ouvrait à la demande, selon le goût des clients à qui elle tendait, autant que de besoin, de petites cuillers de plastique dont la couleur était assortie à celle de son tablier. Le centre du mur situé derrière le comptoir était occupé par une immense affiche reproduisant la couverture du Traité des confitures de Michel de Notre-Dame. Théo se rassasiait de l’ineffable beauté de cet endroit dont, jusqu’alors, il n’avait trouvé l’équivalent qu’en Angleterre, à Lincoln, dans une vieille boutique de bonbons et de friandises en tous genres.

Partager cet article

Repost 0
Published by ma fabrique de polars - dans les lieux
commenter cet article

commentaires

Issn 2267-0947

  • : Le blog de ma fabrique de polars
  • Le blog de ma fabrique de polars
  • : J'écris et je publie des polars, ou des thrillers, selon les préférences. Ce blog est destiné à les présenter, à évoquer mon activité d'écriture et à publier mes coups de coeur.
  • Contact

Recherche